PA D'ALENCON LANCE LES JEUNES DE LA DROITE POPULAIRE

P.-A. d’Alançon : « Nous serons en première ligne pour promouvoir nos idées quel que soit le prochain président de l’UMP »

Alors que les Jeunes de la Droite populaire ont vu le jour mardi, Nouvelles de France a souhaité en savoir plus. Entretien avec Pierre-Albéric d’Alançon, son président.

Pourquoi avoir attendu tant de mois pour lancer la composante jeune de la Droite populaire (JDP) ? N’est-il pas trop tard alors que la motion de la Droite populaire pourrait faire moins qu’espéré il y a plusieurs mois au prochain congrès de l’UMP ?

Officieusement, la composante jeune de la Droite populaire existe depuis novembre 2011. A ce moment là, le collectif de députés n’était pas « structuré » et il nous semblait délicat que seuls les jeunes le soient. Avec la motion qui constitue la Droite populaire en mouvement, nous avons souhaité apporter plus efficacement notre pierre à l’édifice. C’est ainsi que nous avons créé une association dont l’objectif est d’être un groupe de réflexion et une « boite à idée » autour de la charte de la Droite populaire.
Pour ce qui est du « timing », le Congrès est en novembre et la campagne commence à peine. La Droite populaire a toutes les chances de l’emporter !

Quels seront vos chevaux de bataille ces prochains mois ?

La résistance ! Nous ne pouvons laisser la gauche mettre en péril la cohésion nationale et nous allons nous mobiliser contre ces projets inspirés par des bobos déconnectés que le gouvernement veut nous imposer. C’est le cas du mariage homosexuel, véritable enfumage face à l’inaction du gouvernement mais réel drame pour ces enfants qui seront privés d’égalité dans leur droit d’avoir un père et une mère. C’est aussi celui du droit de vote des étrangers qui ouvre un boulevard aux revendications communautaires, sous prétexte que les étrangers en question payent des impôts… et pourtant le suffrage censitaire a été aboli en 1848 !

En parallèle de tous ces combats, nous allons débattre et proposer pour réhabiliter l’autorité de l’État, pour que l’école de la nation redevienne le lieu de transmission des valeurs, pour garantir le respect de la souveraineté de la France et pour la réduction de la dette, notamment par le biais de la réduction des dépenses de l’État.

Bien évidemment, nous avons déjà commencé à faire une campagne de terrain dans les fédérations pour faire gagner la motion de la Droite pop’ en vue du congrès de l’UMP.

Est-il possible d’adhérer aux Jeunes de la Droite populaire sans être membre de l’UMP ?

Les Jeunes de la Droite populaire sont avant tout un think tank. Toutes les bonnes volontés qui veulent contribuer au débat d’idées avec nous sont invitées à adhérer à l’association. Evidemment, nous incitons largement ceux qui nous rejoignent et qui ne le sont pas encore à devenir membre de l’UMP pour qu’ils puissent défendre haut et fort nos valeurs au sein de notre famille politique.

Qui soutiennent les JDP pour l’élection du Président du Président de l’UMP ?

Nous n’avons pas de ligne officielle, chacun est libre de choisir et de militer pour son candidat préféré. Nous serons en première ligne pour promouvoir nos idées quel que soit le prochain président de l’UMP.

Quelles sont vos relations avec Benjamin Lancar et avec les Jeunes pop’ ?

La majorité de nos adhérents en font partie ! Certes, nous ne sommes pas toujours sur la même ligne politique que celle qui est majoritairement prônée au sein des Jeunes pop’ mais la diversité est une chance ! Nous y avons donc toute notre place mais nous ne transigerons pas sur nos valeurs.

Que pensez-vous du lancement de la Droite forte de Guillaume Peltier ? Quels sont les points d’accord et les divergences entre vous ?

Chacun est libre de déposer une motion dans le cadre des statuts de l’UMP ! La concurrence est saine mais il faut éviter à tout prix les rivalités personnelles. Les parlementaires du collectif sont en première ligne depuis plus de deux ans pour défendre la nation, l’autorité, la famille. La Droite populaire, c’est la droite qui a déjà prouvé la force de ses convictions. Je suis donc persuadé que les militants choisiront l’originale à la copie.

Quel regard avez-vous porté sur Philippe Herlin, pré-candidat non qualifié qui défendait un programme authentiquement libéral-conservateur ? Ne regrettez-vous pas le petit nombre de candidats à la présidence de l’UMP ?

Toutes les candidatures sont une expression de la démocratie. Il est dommage que le mode d’élection empêche les candidats qui ont moins de poids de se présenter !

> Pour plus d’informations, retrouvez les Jeunes de la Droite populaire