VERS UNE VICTOIRE DU FRONT NATIONAL AUX EUROPEENNES? LE PLAN SECRET DE BRUXELLES...

Publié le par FRANCO-NAVARRAIS

Etait-il utile d'en arriver à une situation où un Front national, peut-être ingrat envers certaines "chevilles ouvrières" y ayant contribué, en arrive à faire désormais clairement la "course en tête" aux sondages des élections européennes? On peut le penser d'autant plus que la tête de liste francilienne Ayméric Chauprade, lequel n'a certes pas attendu sa rencontre avec Marine pour être talentueux, semble clairement dans une démarche de rassemblement des personnalités, réseaux et militants de la galaxie "souverainiste"; si cette dynamique parvient à faire élire Marie-Christine Boutonnet, je ne saurai que m'en réjouir.

Pourtant, une analyse plus fine des listes en présence en province et, ce notamment, dans la moitié Est soit celle où le potentiel de résultats semble le plus élevé ainsi que les sondages "détaillés", il semble bien que soit confirmé la thèse d'un Front national en quelque sorte "gauchisé", "surfant" à la fois sur l'irresponsable déception de l'électorat "de la gauche de la gauche" devant la "social-démocratie" affichée désormais par la gauche gouvernementale et sur la légitime considération que la préservation de la zone euro comprend au moins autant d'inconvénients que d'avantages et que, autant le faire comprendre d'une bonne fois pour toutes en votant pour ceux pour lesquels, même pour des raisons de "souverainisme" légitime, il était encore "interdit" de voter il y a peu. Il est vrai que l'abstention pourrait atteindre des niveaux historiquement élevés et que le "Système" dont on parle tant dans les milieux nationaux pourrait tout à fait s'en servir pour relativiser ce résultat "frontiste".

Sauf que ce n'est manifestement pas la stratégie suivie par ceux-là même qui ont négligé la faiblesse de la victoire du "oui" en 1992 et, plus récemment, la large victoire du "non" en 2005 dans un contexte par ailleurs difficile pour le Front national de l'époque, donnée qui pourrait précisément laisser songer quant à l'idée que des eurodéputés jusqu'à présents peu réputés pour leur assiduité au Parlement européen-Le Pen père et fille notamment-pourraient faire mieux en s'appuyant sur un petit quart d'un petit tiers des inscrits que la large victoire du "non" le 29 mai 2005. Cela est d'autant moins crédible que la "sortie de l'euro" entre en contradiction avec le programme très étatiste du Front national justement dédiabolisé mais malheureusement socialistisé et ce, quand bien même les deux sont totalement nécessaires sur le moyen terme à condition de promouvoir dans l'intervalle des mesures "intermédiaires" telles qu'une "T.V.A. sociale" repensée et excluant les activités non-délocalisables. De toutes les façons, rien ne prouve que l'essai serait transformé aux élections nationales alors...

Pourquoi les mêmes media qui ont littéralement boycotté le scrutin en 2009 s'y intéressent autant cette année en agitant le stupide spectre d'un "eurosceptisme" résumé abusivement à un "néo-fascisme" des temps modernes, je veux parler du "populisme"?

La réponse est certes machiavélique mais il est désormais temps de la donner maintenant que la défaite de la gauche gouvernementale aux européennes semble désormais acquise?

Un Parlement européen ayant bénéficié d'une légère montée en puissance institutionnelle lors des traités de Lisbonne et d'Amsterdam "mérite" désormais de voir son influence durablement relativisée.

C'est que, depuis la crise de 2008, celle-là même qui profite aux partis "constestataires de principe", des traités ont vu le jour sous une forme intercommunaire-à commencer par le fameux pacte de stabilité et qu'il convient de confier la responsabilité de leur application à cet organe communautaire par excellence qu'est...la Commission européenne de Bruxelles! En somme, une logique de "géométrie variable, apparemment recouvrée sous la responsabilité de la "gardienne en chef" de l'authenticité bureaucratique et supranationale des institutions européennes. Si la situation économique particulière de l'Europe-une société de consommation en diffiiculté d'autofinancement- l'explique en partie, la préservation de l'Union européenne-et de la zone euro par la même occasion-en elle-même, constitue évidemment le principal objectif de ce mode apparemment " bancal" de gouvernance".

A condition que le Parlement européen se retrouve durablement affiaibli dans ses relations avec le véritable exécutif européen et c'est précisément l'"intérêt" sur ce point d'une victoire du Front national et autres mouvement "populistes" à à ces élections qui élisent des députés qui, d'un strict point de vue juridique, se trouvent dénués de toute capacité d'action dès lors que, cela viendra, les autres institutions ne les associeront pas aux processus décisonnels.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article