SARKOZY DOIT EVITER LES QUESTIONS SUR LES ACCORDS ET PROMETTRE DES ENGAGEMENTS CONCRETS ET CREDIBLES DANS LE SENS DU PROTECTIONNISME ECONOMIQUES ET DU CONTROLE DE L'IMMIGRATION

Publié le par CASTELMAURE

                    Vous me direz que j'ai déjà prévu le scénario de victoire de François Hollande comme j'avais prévu le bon résultat de Marine autant que son élimination ? C'est exact mais, outre que je remplis mon devoir de citoyen et que la politologie n'est pas une science exacte,  mes objectifs réels- maintenant que le vote "Marine Le Pen" a bien montré au Président que l'électorat droitier attendait davantage que des promesses vagues, sur la double question du protectionnisme et du contrôle de l'immigration d'assistanat notamment- passent par un bon report des voix de Marine sur le Président sortant, attendu que j'exclue la partie la plus "prolétaire" et "nordiste" mais que je n'exclue pas la plus rurale, fondamentale "conservatrice" et même prête à faire des efforts sur le plan des services publics locaux... à condition que l'on ne dépense pas les mêmes sommes pour les institutions financières et l'agglomération parisienne et cela, plus encore que le vote Marine à la présidentielle, a été fatal à la majorité pour les sénatoriales! Cela permet d'ailleurs de confirmer ce que, hélas, on avait déjà constaté aux dernières européennes à savoir que le mouvement C.P.N.T. ne représente plus grand chose depuis les heures de gloire derrière le charismatique Jean Saint-Josse.

En fait, sur les trois gros électorats de Marine-le "prolétaire nordiste", le rural et le "droitier" de l'extrême Est (Haut-Rhin, Alpes-Maritimes...) le dernier est acquis à Sarko et l'enjeu repose sur le second, le plus inattendu et celui qui s'explique précisément par le déficit de "ruralisme" assez décevant du gouvernement Fillon.

                Pour autant, difficile de promettre comme le fait irréalistement Hollande la préservation des services publics en zone rurale et impossible électoralement -malencontreusement sans doute- de demander aux ruraux et surtout aux "rurbains" de reprendre le mode de vie de leurs ancêtres même si c'est nécessaire économiquement parlant et ce, surtout en quelques jours. Le plus "rentable" est donc de viser à la fois l'électorat droitier et l'électorat rural, en insistant sur le protectionnisme économique, seul à même de revitaliser les zones rurales et en limitant une immigration coûteuse qui, à la seule exception des médecins africains en zone rurale- ne "rapporte" strictement rien et ne profite pas aux campagnes puisque les immigrés s'entassent en pratique dans les agglomérations avec les problèmes que l'on sait, "obligeant" la collectivité à y déverser au moins autant d'argent public que dans les campagnes.

Cependant, il faut pour Nicolas Sarkozy sur ces deux points réussir le double pari de l'engagement et de la crédibilité, ce qui implique de trouver tout de suite des mesures concrètes à appliquer dont rien n'empêcherait d'imaginer qu'elles seraient différées. La voie "européenne" est effectivement la bonne car c'est l'occasion d'exercer une pression diplomatique qui s'exercera.

Et, s'il est utile d'évoquer la crise comme origine de mesures urgentes non prévues à prendre et comme moyen de décrédibiliser totalement le candidat socialiste, il ne faut pas s'en servir comme excuse permanente car la "concurrence déloyale" n'a pas attendu cette dernière et l'a peut-être même tout simplement facilitée.

Il est aussi utile et nécessaire, comme l'a fait François Fillon, d'aller jusqu'à l'insulte pour qualifier les propos irresponsables de ministres qui doivent tout à l'actuel Président, il faut que la Jouanno comprenne que l'on a changé d'époque et qu'il y a des urgences!

Mais il faudrait encore plus : au choix entre une "ouverture à droite" promouvant des personnalités de la "Droite Populaire" au point qu'elles soient ministrables ou des mesures spectaculaires, un peu dans le même genre qu'Ouvéa, d'expulsion d'immigrés auxquelles l'électorat droitier ne pourrait qu'applaudir.

 

Si ce que je préconise ici est scrupuleusement respecté, Nicolas Sarkozy sera réélu et ce, avec une droite "droitière" plus forte au sein de la majorité et je pose d'ailleurs cette condition.

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