PHILIPPE SEGUIN: LA MORT D'UN PIONNIER DU RALLIEMENT DU SOUVERAINISME A L'ACTUALITE MAJORITE PRESIDENTIELLE

Publié le par CASTELMAURE

Certes, Philippe Seguin n'appartenait pas ou plus à ce que l'on appelait depuis plusieurs années la "droite souverainiste" dans son acception droitière, justement parce qu'il se réclamait un peu abusivement de ce "gaullisme social" souvent revendiqué par les composantes les plus jacobines de la gauche.
Il n'empêche que, comme l'a déclaré Charles Pasqua, le "gaullisme"-que je reconnais comme l'une des composantes essentielles du souverainisme- a perdu l'un de ses principaux représentants.

Qui ne se souvient du trio de la campagne du "non de droite" à Maastricht en 1992 avec l'ancien ministre de l'Intérieur et le président du conseil général de la Vendée, lequel dût son décolage politique à cette campagne referendaire?

Cela étant, on remarquera que, s'il renonça à conduire la liste officielle du RPR aux fameuses élections européennes de 1999, il ne soutint pourtant pas officiellement celle de ses deux camarades qui remportèrent pourtant la mise...juste avant de s'entre-déchirer!
Il semblerait bien en tout cas que, fort de ses réseaux qui comptaient parmi les moins "droitiers" du courant souverainiste, dont le député de Seine-et-Marne Yves Jego mais aussi finalement l'actuel Premier Ministre François Fillon, comptaient parmi les principaux représentants, celui qui était devenu président de la Cour des Comptes ait organisé un "ralliement" du "gaullisme social" à l'actuelle majorité bien avant l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2002, qui avait amené la "récupération" par la nouvelle U.M.P. des réseaux "souverainistes" "droitiers" de Charles Pasqua avec des éléments nettements plus consistants qui, à l'instar d'Henri Guaino, feront leur preuve lors de l'échéance présidentielle immédiatement postérieure, nous l'avons déjà démontré.
En fait, s'il n'est pas exclu que le clan "Seguin" ait soutenu officieusement la liste Pasqua/Villiers en 1999-un peu finalement comme ces derniers soutiendront officieusement la candidature Le Pen trois ans plus tard (au profit de qui?)-, il est un fait que le président de la Cour des Comptes défunt n'a pas rencontré les difficultés de son camarade du "non de droite" à Maastricht à la même époque, dont l'épilogue s'est déroulé récemment avec son ultime phase judiciaire.
Cela semble si net que, alors que les anciens pasquaiens Jacques Myard et Lionnel Luca-sans parler de l'Essonien Nicolas Dupont-Aignan, ainsi que leurs alliés CNI Gilles Bourdouleix et Jérôme Rivière, s'engagèrement clairement pour le "non" en 2005 avec, semble-t'il la permission de Nicolas Sarkozy comme pour préparer paradoxalement la campagne présidentielle "droitière" de ce dernier, il n'en est pas de même des anciens "séguinistes" qui semblent avoir renoncé au souverainisme bien avant.

En cela, Philippe Seguin avait-il tort ou avait-il raison avant Charles Pasqua puis Philippe de Villiers?
La réalité de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne y répondra mais, en attendant, il aura indéniablement contribué à "raccrocher" le "gaullisme social" à l'actuelle majorité au détriment du "souverainisme autonome", rallié lui aussi finalement par absence d'autre solution et conséquence de l'erreur stratégique de Philippe de Villiers en 2005-2007 qui a fait perdre à ce dernier son aura de la campagne referendaire 2005.

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