Partager l'article ! MAUVAIS CHIFFRES DETTE ET DEFICIT COMMERCIAL : RAISON DE PLUS POUR JUSTIFIER LA "TVA SOCIALE": En termes d'emplois, il n'est pas douteux que le b ...
En termes d'emplois, il n'est pas douteux que le bilan du quinquennat Sarkozy est mauvais et que, de mon point de vue, c'est difficilement excusable si l'on prend en compte l'affirmativité du ton employé ("si le chômage ne repasse pas sous la barre des 5%"...) et le fait que, si la crise est intervenue effectivement mal à propos pour le Président en exercice, il aurait du la prévoir s'il avait mieux pour le coup écouté ses conseillers et alliés issus de la mouvance souverainiste ou droitière. En effet, si la crise des subbrime elle-même relève d'une faute spécifique aux banques américaines avec semble-t'il l'encouragement des pouvoirs publics, la généralisation avec la confusion entre activités de dépôt et spéculation ainsi que la mondialisation des capitaux, d'une part, puis, la crise des dettes souveraines européennes, d'autre part, était dans l'absolu inévitable-Nicolas Sarkozy pouvant au mieux espérer qu'elle se produise après sa réélection ce qui certes aurait tout changé pour lui- et il était évident que, si son volontarisme euroréaliste a indéniablement contribué pour beaucoup à préserver l'Europe et la France au deuxième semestre 2008, cela ne pouvait suffire à éviter la crise des finances publiques provoquées par l'insuffisance des indéniables réformes eu égard au coût social du chômage et des délocalisations. Car, espérant sans doute exagérément la complaisance des investisseurs en patrimoine français et en bons du Trésor, le Président n'a pas vraiment anticipé une perte de triple "A" qui, en soi, aurait pu intervenir bien avant.
Cette dégradation des finances publiques se caractérise surtout par une aggravation maintenant inquiétante de la dette publique, à un niveau pas si éloigné que cela des pays de certains P.I.G.S. même si le contexte est le même et, surtout, grosse différence avec l'Allemagne, une aggravation du déficit commercial lié directement au fort déséquilibre entre appareil productif anesthésié par le triple inconvénient des prélèvements obligatoires, de l'euro fort et des délocalisations, et consommation entretenue par le surendettement privé-malgré le taux d'épargne en soi encourageant- et public qui en lui seul doit porter matière à rétorquer à ceux qui croient bénéficier des avantages de l'un-l'Etat-Providence- sans les inconvénients de l'autre-acheter "made in France".
Mais justement, si le gros tort de Nicolas Sarkozy est justement de ne pas avoir défendu nos emplois, se reposant sur uen illusoire survie de la zone euro, cela rend d'autant plus irresponsables les propos de ceux qui s'opposent à la première mesure allant directement dans ce sens au nom du "pouvoir d'achat" et de la consommation surtout lorsque celle-ci repose directement sur les mécanismes aggravant le surendettement public et ce, en aggravant l'anesthésie de notre appareil productif français en recourant aux importations. Et illusoires car le "pouvoir d'achat" est amené à diminuer de toutes façons que ce soit par les mécanismes d'austérité aboutissant à l'aggravation du chômage, à la récession et à la diminution des prestations sociales soit par les mécanismes illusoires de "relance" et de "planche à billets" qui alimenteront nécessairement une inflation ruineuse contrecarrée uniquement par la récession soit même par la dévaluation qui rendrait effectivement les exportations plus compétitives(bien en soi) mais en rendant les importations plus chères (comme la "TVA sociale" mais avec des effets bénéfiques plus tardifs étant donné l'anémie de nos appareils productifs sauf en zone germanique qui ne se rétabliront pas du jour au lendemain) et à laquelle l'Allemagne s'opposerait soit aussi en vertu des mêmes mécanismes par la "sortie de l'euro" que prône Marine Le Pen dans sa façon de concurrencer Mélenchon. Or, la préservation des finances publiques lorsque la dette s'approche du niveau de 100% du PIB constitue l'essentiel dont dépendent toutes les politiques publiques, notamment dan le domaine de la sécurité et, dans ce contexte, même les indéniables bonnes réformes comme celle des universités ou la R.G.P.P. ne suffiront pas à donner d'autres moyens pour les missions régaliennes sans un minimum d'austérité pour réduire la "pompe aspirante".
Donc, si l'on ne veut pas diminuer les prestations sociales, seule(s) mesure(s) à même de réduire la "pompe aspirante" migratoire, il faut la "T.V.A. sociale" et, rien que, pour cela, pour le principe d'accepter enfin de taxer des produits qui ne rapportent rien à la Nation en responsabilisant un peu les consommateurs, elle mérite d'être tentée et ce, justement parce que le bilan sarkozien est mauvais sur le triple plan de la dette, du chômage et du déficit commercial parce que, sauf coup de chance ou prise de responsabilité majeure de nos concitoyens, Nicolas Sarkozy sera battu et la gauche ne prendrait pas cette responsabilité. Si la gauche doit assumer électoralement l'effet de la hausse des prix, tant mieux pour la France!
Dans ce scenario, les espoirs de Paul-Marie Couteaux d'autonomisation d'une "Droite Populaire" suite à l'éclatement de l'U.M.P. ou même d'éléments intéressants de la "Droite sociale" (Monsieur Wauquiez a souvent tenu des propos de bon sens récémment) avec la poursuite d'une "dédiabolisation" juste assez suffisante pour assurer une crédibilité à Marine en finissant l'expulsion des extrêmistes sans lui permettre de pouvoir jouer "seule contre tous", accueillant les résidus de "Libertas" et les élus indépendants comme le président du conseil général de la Vendée, le député-maire de Cambrai ou tous les petits élus n'ayant pas voté "U.M.P." aux sénatoriales pour des raisons compréhensibles, deviendrait réalité!!
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