EN PROPOSANT DES ACCORDS "AU CAS PAR CAS", MARINE EVITE L'ECLATEMENT DU FRONT EN FAVORISANT TOUT DE MEME L'ECLATEMENT DE L'UMP AVEC PARADOXALEMENT UNE CHANCE DE DEFAITE DE LA GAUCHE

Publié le par CASTELMAURE

                   Si Marine Le Pen exclut tout accord entre le Front national et l'UMP pour les élections législatives de juin en France, elle se déclare ouverte à des discussions au cas par cas avec des candidats du parti de Nicolas Sarkozy.

 

C'est une avancée relativement importante car il n'en était pas question à l'époque de son père qui n'hésitait pas à maintenir des candidats contre des personnalités notoirement proches du programme du Front national sous la seule raison qu'ils appartenaient d'une façon ou d'une autre à l'ancienne majorité présidentielle ou même qu'ils étaient des concurrents objectifs.

 

Or, sachant que l'intérêt de Monsieur Copé est davantage de maintenir la cohésion de l'U.M.P. que d'éviter la victoire de la gauche aux élections législatives et en tirait logiquement la conséquence concernant des accords avec le Front au niveau national, Marine a tout simplement posé la question des accords au niveau local avec des personnalités notoirement ouvertes à la perspective d'alliances avec le Front national.

 

Cette question se trouve particulièrement cruciale dans les zones "droitières", pas nécessairement en Alsace où la gauche se trouve trop concentrée sur l'agglomération strasbourgeoise depuis les revirement de l'actuel maire de Mulhouse mais dans l'Est et le Nord-Ouest de la P.A.C.A. où des "triangulaires" permettraient l'élection de députés socialistes dans des circonscriptions "droitières" et ce, alors même que les élus U.M.P. y sont souvent affiliées à la "Droite Populaire" et que certains cadres du Front, malgré l'épuration de la fin des années quatre-vingt-dix (je pense à MM Peyrat ou Le Chevallier pour ne parler que des deux principales villes) y sont pour la même raison-un électorat autant antisocialiste qu'antimondialiste et assimilant l'immigration  à l'assistanat plus qu'à une conquête- y sont plus favorables qu'ailleurs à des a ccords.

 

En anticipant l'inévitable, à savoir des mises en relations entre élus "droitiers" de l'U.M.P. et cadres locaux du Front sans parler de personnalités "indépendantes" comme Jacques Bompard, Marine Le Pen évite simplement en cas d'échec l'éclatement du Front national comme en 1999 tout en favorisant tout de même l'éclatement de l'U.M.P. et, paradoxalement en même temps, la victoire de la droite aux élections législatives.

 

Si elle s'en tient là, je ne peux qu'approuver mais j'attends de voir...

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CASTELMAURE 12/06/2012 13:31

Pour résumer mon propos, la recomposition de la droite ne peut avoir lieu qu'avec des accords sinon cela contribue à maintenir le Front national derrière un "cordon sanitaire" sans espoir.