LIVRE DE VALERIE TREIWEILER: NON, MANUEL VALLS N'Y EST POUR RIEN

Publié le par FRANCO-NAVARRAIS

       L'explication toute trouvée serait tentante, voire trop tentante dans le contexte de rivalité entre les deux têtes de l'exécutif, scénario finalement assez classique depuis que la réforme du quinquennat a fait  coïncider les élections présidentielle et législatives..contribuant cependant à un abaissement de la fonction présidentielle, d'où un personnage de chef de l'Etat-et c'est caricuturalement le cas avec François Hollande-qui, n'incarnant en rien l'envergure nécessaire à la fonction, se voit "concurrencer" par nombre de concurrents y compris au sein même de sa majorité, surtout dans le contexte d'exacerbation des dissidences internes comme cela ne pouvait pas ne pas être le cas compte-tenu du décallage évident entre les "promesses de campagne" et leur réalisation.

Complétons toutefois-et c'est là que les prédiction du complotiste Emmanuel Rattier revêtent un intérêt-que Manuel Valls constitue sans doute le personnage le moins "clivé" de l'histoire de la Vème République-je parle ici du "clivage" partisan qui, si vain soit-il d'un strict point  de vue de la mise en application d'un programme strictement tributaire de la volonté des créanciers de la dette-ce serait d'ailleurs la même chose avec Marine Le Pen sauf à accepter le concept même de sacrifice- contribue à renvoyer dos à dos les deux adversaires de 2012 dans leurs déboires respectifs.

Sans doute M.Rattier va-t'il un peu loin, voire extrapole-t'il un peu, lorsqu'il imagine un Manuel Valls à tel point adoubé par le "système mondialiste" et la finance internationale (sans parler des différent lobbies..........) que cet adoubement permettrait tant qu'il serait aux commandes à la France de refinancer très convenablement malgré ses mauvais indicateurs macro-économiques, nous verrons après tout...

Il n'en demeure pas moins que, d'un strict point de vue institutionnel, le "passage obligé" du "vote de confiance" devant l'Assemblée Nationale va impliquer directement le Président de la Républiques à moins que l'on soit certain du vote des députés de l'actuelle majorité parlementaire.

Car, en jouant du "chantage à la dissolution", François Hollande a les moyens de "convaincre" les députés récalcitrants de voter la confiance à Manuel Valls...au profit de qui? Il est encore trop tôt pour l'affirmer!

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