LES APPARATCHIKS PEUVENT-ILS VRAIMENT ENTERRER LA "DROITE POPULAIRE" AVEC LA SOI-DISANT "DERIVE DROITIERE" DE L'U.M.P.

Publié le par CASTELMAURE

        Dans le précédant article, j'ai démontré que la défaite de la majorité sortante était liée au contraire au fait qu'elle n'était pas allée "assez à droite" dans l'application et notamment sur la question des accords avec le Front national qui auraient d'ailleurs piégé bien davantage Marine Le Pen que le maintien d'un absurde "cordon sanitaire".

Et surtout, sans bénéficier de davantage d'indulgence du  Front national, les députés de la "Droite Populaire" ont souvent manqué du soutien des apparatchiks de l'U.M.P., qu'on pense au cas de l'ex-député de la Gironde Jean-Paul Garraud. D'ailleurs, la répartition des circonscriptions ne correspond absolument pas au type d'électorat et c'est pourquoi, sans l'excuser, le Front national s'est maintenu hors cas de réciprocité ce qui renvoie la responsabilité à l'état-major.

Il faut exclure l'exception qui "confirme la règle" dans la sixième circonscription des Alpes-Maritimes où le député "Droite Populaire" d'obédience souverainiste a été réélu dès le premier tour.

 

Par ailleurs, il faut garder à l'esprit que c'est bien la droitisation inspirée par Henri Guaino et  Patrick Buisson sous une forme différente qui a permis de "limiter la casse" au Président sortant qui a réalisé, dans un contexte économique bien pire un résultat bien supérieur à Jacques Chirac au premier tour de l'élection présidentielle 2002.

 

Le fait que les Bruno Lemaire, Chantal Jouanno et autres "N.K.M." aient été réélus s'explique essentiellement parce qu'ils se (re)présentaient dans des circonscriptions acquises à la droite où, comme l'a justement fait remarquer l'ancien Premier Ministre à la seconde, certains problèmes n'existent pas. Cela pose d'ailleurs la question d'une majorité réduite en Ile-de-France et dans la moitié Ouest aux quartiers et banlieues résidentielles ainsi que dans les agglomérations littorales comme Arcachon ou La Baule. La défaite spectaculaire de "MAM" montre d'ailleurs la limite de cette "stratégie" lorsque les locaux "identitaires" au bon sens du terme ne s'y retrouvent plus et ont même du mal à s'y loger ce qui pose moins de problèmes sur la Côte d'Azur où les élus U.M.P. relaient mieux les préoccupations de l'électorat droitier.

 

Ces gens-là qui ont tort sur le fonds peuvent-ils utiliser ce prétexte pour mettre une "Droite Populaire" certes affaiblie en raison de la diminution "au pas"?

Outre que, sans même compter les deux élus M.P.F. , Gilles Bourdouleix, Jacques Bompard et Henri Guaino lui-même, la "Droite Populaire" peut encore constituer un groupe, dont les voix peuvent s'ajouter en fonction des scrutins aux deux députés du Front national, aux deux députés de Debout la République voire à Jean Lassale ou à certains députés chevènementistes sur certaines questions, beaucoup d'élus "droitiers" sont encore des élus locaux à potentiel local voire sénatorial!

Par ailleurs, il serait imprudent d'obliger Roland Chassaing, dont la consigne a été suivie par 72% des suffrages exprimés aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à prendre ses distances dans la circonscription d'origine d'Henri Guaino où, du coup, le président socialiste de P.A.C.A. ne l'a emporté que d'une courte tête face à la candidate frontiste non soutenue par l'appareil U.M.P..

Et au sein des collectivités territoriales, actuellement bien sûr mais aussi dans les futures assemblées délibérantes, est-on-sûr que ces élus droitiers ne seraient pas en mesure de s'organiser efficacement, avec les élus frontistes aujourd'hui dans les régions certes mais aussi peut-être de manière autonome dans les futures assemblées.

Sans compter qu'un élu local ayant perdu son mandat de député n'a plus l'investiture à "mendier" auprès de son parti.

 

Pour toutes ces raisons et à moins d'obtenir expliscitement une promesse d'investitures aux élections sénatoriales, les élus droitiers n'ont aucune raison de céder à la pression des apparatchiks qui tiennent l'U.M.P. et qui, notamment  sur la question des accords avec le Front national (seule à même de recomposer la droite, d'ailleurs mais aussi de la faire gagner face à la gauche), ne représentent plus la base depuis longtemps.

 

 

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