LEGISLATIVES 2012: L'UMP MENAGE LES DIFFERENTES TENDANCES MAIS LE TRAITEMENT DU CAS VANNESTE PAR COPE EST REGRETTABLE

Publié le par CASTELMAURE

Législatives : l'UMP ratifie des investitures qui ménagent tous les alliés possibles

LEMONDE | 28.01.12 | 09h50   •  Mis à jour le 30.01.12 | 09h29

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Plusieurs dirigeants de l'UMP réunis autour du secrétaire général du parti, Jean-François Copé, le 24 janvier 2012.

Plusieurs dirigeants de l'UMP réunis autour du secrétaire général du parti, Jean-François Copé, le 24 janvier 2012.AFP/JACQUES DEMARTHON

 

Ménager tous ceux qui peuvent devenir partenaires, alliés ou ralliés. Quitte à provoquer quelques mécontentements dans les rangs de l'UMP, la commission d'investiture pour les élections législatives a veillé à ne froisser aucun des candidats – annoncés, déclarés ou retirés – à l'élection présidentielle susceptibles de rejoindre Nicolas Sarkozy ou, au contraire, de lui porter préjudice.

Devant le conseil national du samedi 28 janvier, qui se prononce sur les investitures pour les élections législatives, seules 501 circonscriptions sur 577 ont été pourvues. Les autres sont, pour l'heure, "réservées". Ainsi, l'UMP n'a pas investi de candidats face aux députés sortants du Nouveau centre. Elle soutiendra "tous ceux qui ont appelé à soutenir Nicolas Sarkozy dès le premier tour ou sont susceptibles de le faire". Même Hervé Morin, toujours candidat proclamé à la présidentielle, ne se voit pas opposer, dans sa circonscription de l'Eure, de candidat UMP. "Un geste d'élégance", a souligné Jean-François Copé. Pas totalement désintéressé.

Les amis radicaux de Jean-Louis Borloo, qui pour la plupart d'entre eux, à l'inverse de leur chef de file, ne se sont pas désaffiliés de l'UMP, ont également été traités avec égards. Tous les sortants sont réinvestis, y compris M. Borloo lui-même dans sa circonscription du Nord. Les radicaux valoisiens peuvent en outre compter sur une quinzaine d'investitures, dont certaines pourraient même leur apporter de nouveaux sièges de députés.

 

PAS DE CANDIDAT FACE À FRANÇOIS BAYROU

 

La bienveillance de l'UMP n'épargne personne. Ni Dominique de Villepin, dont les deux derniers soutiens à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Grand dans l'Hérault et Marc Bernier dans la Mayenne, respectivement président et secrétaire général de République solidaire, sont aussi réinvestis. Ni Christine Boutin, dont l'ancien suppléant, Jean-Frédéric Poisson, battu lors d'une législative partielle en juillet 2010 dans les Yvelines, est réinvesti. La présidente du Parti chrétien-démocrate devrait d'ailleurs annoncer dans quelques jours son soutien à M. Sarkozy.

Même François Bayrou, le président du MoDem et candidat affirmé au premier tour, a été épargné. L'UMP n'a pas désigné de candidat face à lui, ni face à Jean Lassalle, dans les Pyrénées-Atlantiques.

DES ANCIENS ET DES NON-MEMBRES ÉGALEMENT INVESTIS

En sus des circonscriptions réservées aux "alliés" ou potentiels "alliés" de l'UMP en vue des élections législatives, l'UMP, dans le document remis samedi 28 janvier à la presse, a directement accordé son investiture à des candidats qui ne sont pas membres de l'UMP ou l'ont quittée.

Ainsi, le président du groupe Nouveau Centre de l'Assemblée nationale, Yvan Lachaud, est réinvesti par l'UMP dans la 1ere circonscription du Gard. De même que l'ancien président du groupe, aujourd'hui ministre de la fonction publique, François Sauvadet,dans la 4e circonscription de la Côte-d'Or, ou le ministre de la ville, Maurice Leroy, dans la 3e circonscription de Loir-et-Cher, ainsi que les députés François Rochebloine, dans la 3e circonscriptions de la Loire, Hervé de Charette dans la 6e circonscription de Maine-et-Loire, Francis Vercamer, dans la 7e circonscription du Nord, André Santini, dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, et Jean-Christophe Lagarde dans la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Tous ceux-là ont d'ores et déjà pris position en faveur de Nicolas Sarkozy dès le premier tour de l'élection présidentielle. Jean-Louis Borloo, bien qu'il ait quitté l'UMP, reçoit aussi son investiture dans la 21e circonscription du Nord.

28 % DE FEMMES

L'UMP a en revanche toujours autant de mal avec la parité. Sur les 501 investitures accordées, 28 % seulement reviennent à des femmes, soit une très légère progression par rapport aux précédentes législatives (26 %).

Quelques nouvelles figures aspirent à faire leur entrée au Palais-Bourbon, comme Salima Saa dans le Nord, Charles Beigbeder à Paris, Bruno Bechizza en Seine-Saint-Denis ou Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine. Tandis que les nouvelles circonscriptions des Français de l'étranger accueilleront pas moins de trois membres du gouvernement : Frédéric Lefebvre, Thierry Mariani et Marie-Anne Montchamp.

Patrick Roger
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