LE COLLECTIF "DROITE POPULAIRE" SEULE GARANTIE DE LA CONCRETISATION DE LA PRETENDUE "SURENCHERE DROITIERE" DU GOUVERNEMENT

Publié le par CASTELMAURE

                   Tout d'abord, qu'est-ce que la "surenchère droitière" ? Ni plus ni moins que le retour on ne peut plus opportun aux fondamentaux de la campagne présidentielle Sarkozy après une petite période d'errance marquée par quelques "affaires", l'"ouverture à gauche" et un échec de la majorité aux élections régionales qui s'explique davantage par une incompréhension de l'électorat droitier face à aux deux phénomènes précédants que par un clair désavoeu de la politique gouvernementale comme veut le (faire) croire la gauche!

En effet, sur le plan économique, tout de même pas mal de mesures ont été prises dans le sens d'une revalorisation du travail et d'une dévalorisation de l'assistanat à travers la loi T.E.P.A. même si le phènomène de bulle (immobilier) en a atténué les effets...et que surtout la crise est passée par là! Crise qui certes est due, concrétisation posthume des prophéties de l'excellent Jimmy Goldshmidt lors de l'excellente camapgne des élections européennes de 1994-dans la foulée de la campagne du "non de droite" à Maastricht avec Charles Pasqua et  Philippe Seguin- que la tendance "libérale" de la majorité n'a pas voulu voir mais que le pragmatisme sarkozien a tout de même pris en compte-du moins verbalement-lors de la campagne des européennes de 2009. Quant à la "taxe carbone", avouons qu'on aurait pu espérer une attitude plus constructive d'Europe Ecologie lors des élections régionales de 2010 et que, maintenant, il s'agit de la ramener à des fondemements plus "protectionnistes" de manière "éco-constructive"..

Sur le plan sécuritaire et identitaire, trop peu de mesures ont été prises et le débat sur l"'identité nationale", pour excellente qu'était l'initiative n'a pas eu les effets escomptés, il était donc temps qu'elles soient annoncées.

D'ailleurs, il faut bien prendre en compte la dimension "économique" de ce phénomène d'immigration de masse et c'est pourquoi il faut surtout remettre en cause le système d'assistanat qui attire la "misère du monde".

 

                         Evidemment, les tenants du "hors système" essaient de nous expliquer qu'il ne s'agit que de paroles "électoralistes" en vue d'élections présidentielles que l'on sait cruciales pour la France, n'ayant toujours pas digéré le médiocre résultat de Jean-Marie Le Pen en 2007 et n'ayant toujours pas compris que ceux qui lui avaient préféré Nicolas Sarkozy:

-n'étaient pas des inconditionnels du vote "Front national" (il y a surtout des régions où les différents électorats de droite s'interpénètrent sociologiquement comme en PACA)

-attendaient justement autre chose qu'un positionnement "hors système" par nature stérile, même sans les caricatures (lesquelles aggravent la situation et c'est ce que ne comprennent les détracteurs de Marine Le Pen au sein de la droite nationale, qui ne pèsent pas lourd sur un strict plan électoral)

 

et s'appuyant sur la faiblesse (qu'ils exagèrent naturellement) de la transposition des paroles précédantes dans la pratique qui, si elle est réelle, se trouve inhérente au système démocratique et rien ne dit que ces hommes politiques qui n'ont jamais (ou si peu) exercé de responsabilités publiques feraient mieux sans déclencher de guerre civile , on voit là ici l'avantage comme l'inconvénient de la dépendance (évidemement remise en cause à moyen terme par la crise) de la dépendance des populations indigènes et allogènes à "l'Etat-Providence" garant en France de la société de consommation de masse.

 

Comme je l'ai dit, le décalage s'explique par un problème de "communication" et de recherche sans doute inopportune d'"ubiquité" présidentielle alors que la fonction de chef de l'Etat implique un travail en profondeur (et aussi dans la durée) plutôt qu'un semblant d'agitation permanente sans effet en raison des soubresauts de l'actualité.

 

Surtout, les membres du collectif "Droite Populaire" ont toujours tenu un discours de droite et ont toujours soutenu des politiques publiques de droite, par exemple en votant des propositions de lois ce que les tenants du "hors système" ne pouvaient évidemment pas faire.

 

Comme je l'ai dit aussi, la remontée du Front national aux élections régionales doit être relativisée en raison de la très forte abstention observée comme par hasard dans les régions à forte proportion d'électorat "droitier" où l'on avait observé le plus de transfert probable d'électeurs de Jean-Marie Le Pen 2002 vers Nicolas Sarkozy 2007. Outre qu'il faudrait aussi prendre en compte des élections antérieures comme Pasqua/Villiers 1999, cette abstention aux régionales exclut l'idée trop répandue comme quoi le Front national aurait récupéré les électeurs perdus en 2007. Et quant aux futures élections locales...

 

Reste pourtant que le phènomène Marine Le Pen et sa stratégie de "dédiabolisation" constituent indéniablement un phènomène positif dans l'évolution actuelle du Front national. Son implantation territoriale (les anciens bassins miniers du Nord) me faisant relativiser le phénomène "possible récupération de l'électorat droitier", j'aurais évidemment préféré une dédiabolisation à la Bruno Mégret/anciens cadres frontistes de PACA (dynamitée en interne par l'exhibitionnisme de personnalités nuisibles comme Pierre Vial) accompagnée d'une claire stratégie d'alliances avec la droite classique, du moins sa frange droitière.

Or, en tapant à outrance sur des mouvements comme le M.P.F. et sur le collectif "Droite Populaire", elle n'en prend hélas pas le chemin, du moins pour l'instant!

 

C'est pourquoi, le M.P.F. ayant perdu sa crédibilité dans ses récents déboires électoraux (et non dans son "ralliement à Nicolas Sarkozy" comme le croient certains) et ne constituant plus qu'un intérêt local (la Vendée) et un intérêt de quelques réseaux autour de l'excellent Patrick Louis, c'est vers ce collectif "Droite Populaire", seul garant d'une saine concrétisation de ce que l'on appelle la "surenchère droitière" qu'il faut se tourner en vue des élections présidentielles 2007. Si Sarkozy continue à décevoir après, on aura rien à regretter et on aura au moins conservé des réseaux utiles comprenant des élus.

 

Si, par la suite, Marine Le Pen rend son positionnement clairement compatible avec l'alliance avec les représentants de l'électorat qui manque structurellement au  Front national (les quelques 10 ou 15% d'électeurs qui partagent en soi les analyses du Club de l'Horloge) mais se refusent à la "politique du pire", on aura de toutes façons besoin de certains des cadres de "Droite Populaire" (MM. Myard, Luca, Mariani, Vanneste) pour aiguiller cette nouvelle droite (rien à voir avec le nuisible Alain de Benoist dans cette expression) vers une évolution conforme à ce qui se passe dans d'autres pays d'Europe à taille comparable comme l'Italie où une vraie droite gouvernementale permet de relativiser dans le bon sens le côté "libre-échangiste" de certains de ses membres pour mener une politique basée sur les valeurs de la droite.

 

J'oubliais : ne comptez pas sur de nouveaux élus pour le Front national dans son positionnement actuel et n'espérez pas trop que la campagne interne qui se joue entre Bruno Gollnisch et Marine Le Pen se passe sans "casse" pour ce parti qui, malgré le phénomène 2002 explicable pour X raisons, ne s'est jamais remis de la scission structurelle de 1998-1999.

 

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