LA REUSSITE DE LA DEDIABOLISATION INITIEE PAR MARINE NE POURRA SE PASSER D'ACCORDS AVEC "DROITE POPULAIRE" QUE SI UN "21 AVRIL A L'ENVERS" PROVOQUE UN ECLATEMENT DE L'U.M.P.CE QUI MEME DANS CETTE HY

Publié le par CASTELMAURE

Il n'est pas inutile de le rappeler : dès le mois de mars prochain, le Front national se trouvera confronté à son problème de déficit d'implantation locale et, indirectement, de financement puique les candidats ayant peu de chances d'atteindre la barre des 5% hésiteront à investir beaucoup dans leur campagne locale puisqu'il ne s'agira plus cette fois d'élection "proportionnelle" comme en mars dernier, avec une forte "plus-value" attribuée (dans un contexte ultra-favorable à la gauche) de toutes façons à la marque "Le Pen", exception faite de l'Alsace où l'électorat droitier  a cette fois défintivement basculé : il est évident que les candidats frontistes peu connus auront du mal à réaliser un résultat important face aux édiles locaux et pas seulement face aux Bompard dans le Vaucluse.

 

Marine en est vraisemblablement consciente mais elle mise sur le fait qu'un bon résultat de sa part pallierait en partie ce risque en générant un certain résultat malgré tout aux élections législatives, qui permettrait d'augmenter la subvention publique au parti par rapport à la législature actuelle, ce qui limiterait l'aggravation des finances du parti au point d'enrayer les effets de l'entrée en vigueur du nouveau mode de scrutin en 2014 qui devrait logiquement se traduire par la quasi-élimination du Front national des assemblées délibérantes locales alors qu'il est déjà de facto exclu, depuis mars dernier, de toutes les régions de la moitié Ouest et depuis un certain temps déjà de la gouvernance de toutes les municipalités française. Bien sûr, la "dédiabolisation" rendrait certainement le nouveau Front national compatible avec des accords électoraux avec "Droite Populaire"-l'"aile droite de l'U.M.P." qui réclame aujord'hui une plus grande transposition des engagements présidentiels de Nicolas Sarkozy vers son électorat droitier- mais l'héritage de la mégalomanie lepénienne, engendrant un mépris pour les élus locaux qui, notamment dans le Sud-Est, sont structurellement favorables à des accors électoraux avec l'aile droite de la droite institutionnelle sur la double thématique de l'insécurité et de l'assistanat/fiscalité, et son "populisme" revendiqué s'appuyant plus sur un électorat originaire de la gauche, notamment dans les bassins miniers du Nord, que sur un électorat "droitier" mais aussi un électorat plus "réactionnaire" (en fait, mineur sauf si l'on y compte les septuagénaires rapatriés du Sud-Est comme l'échec des gollnichiens internes et dissidents externes le montre et, quant aux conservateurs de l'Ouest en partie captés par l'héritage villiériste, ils ne sont pas récupérables par le Front national pour raisons sociologiques), peuvent faire douter qu'elle mette en place cette stratégie pourtant nécessaire avant l'élection présidentielle.

Sa faiblesse structurelle réside peut-être dans son populisme islamophobe semi-laïciste qui fait un peu penser aux grands partis européens mais sans en avoir le positionnement "droitier" qu'implique la droite de gouvernement.

 

Ceci, scenario dont on parle trop pour que l'on y croit sérieusement mais qu'il faut bien envisager pour cette raison ne serait-ce que parce que l'intéressée y croit peut-être, si elle dépassait Nicolas Sarkozy lequel rassemble certes la "droite institutionnelle" suite à l'allégeance officieuse du Premier Ministre François Fillon mais admettons que son déficit de popularité à la fois structurel-la transposition ne suivant pas la communiciation- et conjoncturelle-la crise des finances publiques se faisant nécessairement ressentir sur sa marge de manoeuvre-, à ce moment-là l'Union Pour la Majorité Présidentielle, telle qu'elle a été "crée" en 2002 en intégrant la frange "droitière" représentée par le clan pasquaïen (et justement allié aux villiéristes historiques trois ans plus tôt) et empêché de représentation à l'élection présidentielle semble-t'il à dessein, n'aurait plus de raison d'être.

Ce serait un peu l'inverse du scenario du "21 avril 2002" qui, au lieu de rassembler la "droite institutionnelle", provoquerait son éclatement tandis que la gauche serait à son tour confrontée aux réalités du pouvoir et encore davantage à l'impossibilité de mettre en oeuvre son programme dans un contexte financier "problématique".

Cela pourrait effectivement provoquer la ré-autonomisation de la frange droitière, déjà partiellement réorganisée avec "Droite Populaire" qui pourrait, la droite institutionnelle n'ayant plus les commandes de rien, à sa guise contracter des accords locaux avec le nouveau président du conseil général de la Vendée Bruno Retailleau tout en maintenant l'entente actuelle du parti majoritaire avec les résidus de "Libertas", avec Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan qui n'aurait alors plus de raison de s'en prendre autant à la droite institutionnelle dont il est issu qu'à la gauche ou...avec un Front national modernisé et débarassé des éléments les plus "sulfureux", les gollnischiens devant alors choisir entre leur positionnement "conservateur" initial du début du Front national et la mise hors jeu du système politique à moins que ne s'organise, sur leurs décombres ainsi que sur celles du villiérisme, un "catholiscisme réactionnaire" politique faisant pendant à l'islamisme politique prospérant sur le terrain organisé par le "laïcisme".

 

Et, pour la reconquête du pouvoir face à la gauche, rien ne dit que cette entente organisée sous la forme d'une "plate-forme" plus que d'une "Union des Patriotes" nécessairement faussée par la lepénomania et le culte du "hors système" stérile, à laquelle le Front national "mariniste" prendrait une place importante.

 

Je rêve peut-être mais ce serait la seule solution d'"utiliser" efficacement le phénomène purement médiatique "Marine Le Pen" car, autrement, son ascension médiatique non encore confirmée électoralement- n'oublions pas que, comme son père en 2002 après la scission, elle a besoin du Système pour se présenter sous le positionnement "hors système" et représenter ce dernier- ne servirait guère qu'à canaliser l'électorat protestataire auquel s'ajouteraient des déçus plus des personnes de bonne volonté", et, à ce compte-là, un  Front national privé d'élus locaux comme de ministres ou de parlementaires reposant uniquement sur un culte du chef même "modernisé" servirait à la même chose que le Front national du début des années 2000: à strictement rien!

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