FRONDEURS SOCIALISTES, CRISE A L'UMP, DESAVOEAU DE JEAN-MARIE LE PEN AU FN: UNE RECOMPOSITION ?

Publié le par FRANCO-NAVARRAIS

Dans un contexte on ne peut plus difficile-malgré un écrasement spectaculaire des taux d'intérêt qui trahit mal la volonté de la B.C.E. de mettre l'économie française sous perfusion"le nouveau plan d'économies du nouveau Premier Ministre Manuel Valls recueille l'opposition d'une quarantaine de députés, inconscients à la fois de la gravité comme de la nature de la crise-notons que l'accusation de la seule "austérité" touche aussi le Front national et une partie de l'U.M.P., nous allons en reparler-comme de leurs perspectives de réélection sur lesquelles l'exécutif pourrait "jouer" à supposer que Manuel Valls considère son intérêt commun avec François Hollande-permettant pour l'instant à ce dernier de s'épargner de l'arme de la dissolution tout en faisant assumer les réformes par son Premier Ministre mais jusqu'à quand?-, poignée de députés qui, en d'autres circonstances, pourrait faire penser à la ligne de fracture interne au Parti Socialiste lors du referendum 2005, dans des conditions cette fois potentiellement drâmatiques.

Aussi ce risque de division apparait-il "masqué"-dans les media au niveau de la transposition politique-par la "crise de l'U.M.P." elle-même surmédiatisée depuis quelque temps avant les élections européennes-sans que le Parti Socialiste en profite en quoi que ce soit du reste- où les affaires de surfacturation au profit de la société "Bygmalion" n'ont pas fini de faire des vagues. Si Jean-François Copé lui-même parait désormais "hors course", il est évident qu'il a laissé nombre de ses proches dans l'appareil qui va consistuer autant d'épines dans le pied non seulement du "triumvirat" Fillon/Raffarin/Juppé mais aussi de l'ancien Président Nicolas Sarkozy qui espérait bien jusqu'à présent " tirer les marrons du feu" sans être "éclaboussé" lui-même ce qui risque d'être difficile..Il reste toutefois à signaler que, contrairement à ce qu'auraient pu laisser entendre les propos récemment tenus par Laurent Wauquiez et Henir Guaino, cette "ligne de fracture-là" n'est pas idéologique, quand bien même les positions affichées par le "triumvirat" le laisseraient penser", François Fillon bénficiant aussi de soutien "droitiers" comme le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, bien qu'il semble plus que ses adversaires privilégier l'idées d'accords avec le centre en affichant une distance programmatique nette avec le Front national.

Un Front national qui, justement, semble déjà confronté aux conséquences de ses tiraillements internes "relâchés" suite à son triomphe aux élections européennes lequel allait sans doute trop loin pour un "Menhir" s'appuyant sur sa vieille-garde et son électorat de "rapatriés" du Sud-Est et n'appréciant sans doute pas- s'il est le même qu'à sa grande époque-l'idée d'un parti "dédiabolisé" au point de constituer un groupe au Parlement européen dans lequel il sigège..théoriquement!  Les réactions des partisans de sa fille ne se sont pas faite attendre et pourraient conduire à la "marginalisation" de la vieille-garde mais, en réalité, c'est un tout  autre clivage qui risque d'accentuer les dissensions chez les vainqueurs du 25 mai. Car le discours "poujadiste" un peu "droitier" a achevé sa mue en un discours plutôt "socialisant", faisant de l'abrogation de la loi de 1973 sur le financement des dettes publiques l'outil miracle de règlement des problèmes de finances publiques, les (nécessaires) restrictions au coût de l'immigration n'apparaissant pas très crédibles en raison de contradictions de nature elles idéologiques-les "racialistes" s'opposant aux jacobins en marginalisant des "régionalistes" pour l'instant peu prégnants dans le nouveau Front national comme en témoigne le triomphe de la théorie de Pierre Hillard sur l'instrumentalisation des régions par Bruxelles qui, bien qu'indiscutable, en conduit à négliger l'introduction d'un discours "localiste" qui contribuerait à la crédibilité souverainiste- et il est évident que, si cela déplait à l'électorat droitier, phénomène masqué par le poids encore présent des rapatriés, la désarkoïsation de l'U.M.P. mais surtout la tendance dans plusieurs de ses réseaux-je pense notamment aux J.P.F-à accorder une crédibilité supérieure à Marine qu'à son père du fait de la "dédiabolisation".

 

Il m'est encore difficile d'en déduire une recomposition majeure que certains appellent de leurs voeux mais j'attire surtout l'attention sur le fait que les grands partis-dont le Front national-ont un intérêt commun à éviter leur éclatement et que ce sont les pôles alternatifs qui apparaissent victimes aussi bien du bipartisme que du tripartisme-voire davantage encore.

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