FRANCOIS FILLON ET LE GRAND PARIS: NICOLAS DUPONT AIGNAN PLUS UTILE CETTE FOIS QU'EN S'EN PRENANT A FREDERIC NIHOUS OU A LA DROITE POPULAIRE

Publié le par CASTELMAURE

Il y a peu, je dénonçai le comportement "limite" du président de "Debout la République" Nicolas Dupont-Aignan à l'encontre de Frédéric Nihous, président de Chasse Pêche Nature Traditions, partie prenant de l'opération "Libertas" à laquelle le député-maire d'Yerres avait non seulement refusé de participer mais contribué à diffuser des informations mensongères ou malencontreuses, incitant sans contrepartie à relayer ces dernières des personnalités discutables mais connues du milieu souverainiste comme l'ancien président du Rassemblement pour l'Indépendance de la France Paul-Marie Couteaux. Logique avec moi-même, je critiquai aussi les propos tenus par Monsieur Nihous concernant le fait que mesures pour la "ruralité" figurent dans les préconisations de la "Droite Populaire", collectif de députés dont on peut espérer qu'ils mettent cette saine mesure d'aménagement du territoire-nous allons revenir sur cette question en deuxième partie d'article car c'en est un peu l'objet- à l'origine directe de la catastrophique victoire de la gauche au Sénat, en application conformément à la logique du "diseur" et du "faiseur" comme disait le maire d'Orange Jacques Bompard en comparant Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, et ce, comme je critique les attaques de "NDA" à l'encontre du collectif dont certains membres importants comme Jacques Myard ou Lionnel  Luca faisaient il y a peu partie du conseil d'administration de "Debout la République, dont un autre membre, le député de la Drôme Patrick Labaune, était carrément vice-président.

Ceci dit, nous saurons dans quelques mois si le "positionnement" de Monsieur Dupont-Aignan vis-à-vis de l'Union pour la Majorité Présidentielle, surtout dans l'hypothèse d'une réélection de Nicolas Sarkozy, était réel, feint ou stérile sachant que, dans le dernier cas et étant donné l'aggiornamento du Front national qui n'a malheureusement pas concerné tous les volets-la consécréation de tous les efforts du parti sur une élection sans intérêt lorsque l'on n'a aucune chance d'être élu reste malheureusement la priorité de Marine Le Pen- la différence avec cette dernière parait de plus en plus ténue, comme le notent les "identitaires" aux réflexions concrètes et pragmatiques mais au "positionnement" idéologique souvent rendu stérile par la propension  à ramener toute la dimension de l'identité à des caractéristiques ethniques ou, dans le cas de l'Islam, religieuses.

 

Cette explication donnée, ou rappelée, il reste que Nicolas Dupont-Aignan a frappé juste sur le "Grand Paris", évoquant un investissement "pharaonique" et "indécent" qui, je le rappelle, surtout en cette période de crise des finances publiques n'ayant pas généré pour autant encore de nette baisse dans les prix de l'immobilier francilien,  a joué inconsciemment dans l'abstention de l'électorat "droitier" provincial (qui, dans le Sud-Est notamment, a donné l'illusion d'une récupération frontiste d'une partie de l'électorat de Nicolas Sarkozy 2007 démentie sur l'on prend en compte les chiffres de la participation) et a joué consciemment dans la victoire, plus que proportionnelle à ses indéniables victoires aux élections locales passées, de la gauche au Sénat. Comment en effet tenir le discours, que tient à juste titre le Premier Ministre François Fillon, de saine austérité et de sobriété et ce, mêlé d'un style de notable "provincial" qui le rendait sympathique il y a peu aux petits élus du Mouvement Pour la France et de Chasse Pêche Nature Traditions, tout en prévoyant un investissement public aussi colossal dans la région qui, compte-tenu du déséquilibre d'aménagement du territoire que soulignait dès 1947 le géographe Jean-François GRAVIER, des faillites d'entreprises agricoles et industrielles qui ont davantage touché la province que l'agglomération capitale et du maintien des prix immobiliers par des milliardaires étrangers qui font sans doute faire du "PIB" à court termes aux agences immobilières franciliennes, en a le moins besoin. Je ne dis pas que les transports en commun francilien ne mériteraient pas d'être améliorés, surtout sur les axes banlieue-banlieue d'ailleurs dont certaines voies (par la gare Saint-Germain-Grande-Ceinture par exemple) existent déjà, mais que, dépenser un tel argent public infirme totalement la théorie comme quoi "Paris ferait vivre la France". Et s'incrit dans une absurde thématique keynésienne dont la révélation de l'inefficience-l'accroissement de la dette étant maintenant structurellement supérieur à toute possibilité de "croissance" se trouve être justement à l'origine directe de l'échec économique et donc social de Nicolas Sarkozy que la gauche risque d'exploiter en 2012 dans sa démagogie qui risque d'ailleurs de ne pas la mener très loin si la note "AAA" est perdue rapidement.

 

Encore une fois, "à qui profite le crime"? Pas vraiment aux Franciliens qui vont avant tout devoir supporter l'impact des travaux, de leur financement et, accessoirement, du maintien des prix de l'immobilier à un niveau important alors que, aspect positif de la crise, leur dynamique est actuellement à la baisse.

Paradoxalement, après s'être fait le chantre d'une certaine sobriété face aux syndicats, et parfois jusqu'à un Nicolas Sarkozy qui veut encore espérer en sa réelection (il est vrai qu'un "21 avril à l'endroit" ne peut pas être exclu, étant donné le relativement faible intérêt des primaires socialistes en termes de participation qui montre que la gauche ne profite pas tant que cela du contexte et que beaucoup de nos concitoyens sont encore lucides à son endroit), et avoir cultivé son "look" de petit élu provincial qui correspondait bien à son statut de petit cadre du R.P.R. à l'époque où il était opposé au traité de Maastricht-rappelons que la monnaie unique s'est révélée le grand complice de l'incurie budgétaire-, le Premier Ministre François Fillon, après avoir cultivé une certaine image de "présidentiable" tout en tenant une position grotesque sur le vote face au Front national aux seconds tours concernés des dernières élections cantonales, pourrait être à l'origine de cette gabegie.

On se souvient que, légitimement  dénoncé par l'excellent maire du Chesnay Philippe Brillaut, Christian Blanc n'a pas survécu politiquement-enfin, on verra aux prochaines législatives dans la troisième circonscription des Yvelines- à l'affaire des "cigares" qui a aussi jeté un discrédit légitime sur le "Grand Paris".

François Fillon en profiterait-il pour calculer sa "sortie' en cas de victoire de la gauche, gauche qui ne parviendrait pas à gérer la crise et qui se couperait peut-être même de certains "bo-bo" menacés par la fiscalité pour les ménages aisés (à laquelle je ne suis pas favorable mais qui m'amuserait) en s'arrangeant pour les dépenses allouées au "Grand Paris" soient votées dès avant le mois maudit (sauf au niveau de l'autonomisation de la "Droite Populaire" en lien avec le nouveau président du conseil général de la Vendée Bruno RETAILLEAU) de mai 2012?

C'est à craindre et c'est d'autant plus choquant de sa part que, comme des mesures protectionnistes de "bon aloi" ne semblent toujours pas avancées malgré les réclamation des députés de la "Droite Populaire" et leur plébiscite par les Français prêts pour une fois à assumer une perte très ponctuelle de pouvoir d'achat, l'effort reposerait donc uniquement sur la France du "pays réel" et, comme celle-ci travaille de moins en moins de facto, sur une aggravation des finances publiques.

Oui, Monsieur Dupont-Aignan vient pour une fois de frapper au bon endroit : sur un Premier Ministre faisant dans son intérêt le contraire de ce qu'il dit de juste, aggravant les finances publiques de la France au seul profit des "élites" parisiennes. Puisse l'U.M.P. se ressaisir, sur ce point comme sur d'autres...

 

 

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