F.N,M.P.F.,D.L.R., "DROITE POPULAIRE" : DIFFERENTS POSITIONNEMENT POSSIBLES POUR LA "DROITE NATIONALE"

Publié le par CASTELMAURE

Pour une fois, je vais essayer d'être bref et concis concernant ce que me semble être l'avenir de la "droite nationale"/

 

-concernant le Front national considéré par ses partisans comme sa principale composante à laquelle il faudrait se rallier ainsi que pour les satellites issus de différentes scissions et qui constituent néanmoins une divergence entre les candidats à la succession de Jean-Marie Le Pen, on peut poser proposer deux scenarrii que serait, plus probable, la victoire de Marine et l'éviction des gollnischiens réduits à l'état de groupuscule supplémentaire à pouvoir de nuisance potentiel puisque M.Gollnisch reste député européen jusqu'en 2014 et n'aura rien à perdre à ce moment-là (y compris contre un autre eurodéputé sortant "Le Pen") et une victoire de Bruno Gollnisch qui génèrerait une scission provoquée par Marine Le Pen, celle-ci pouvant  espérer la majeure partie des voix restantes en 2012. L'improbabilité du ticket Bruno Gollnisch/Marine Le Pen s'explique par le souhait de la seconde de reprendre sur ce point la succession de son père en réalisant un résultat même stérile à la seule élection présidentielle, alors que les gollnischiens peuvent paraître des ombres inutiles sur ce seul point de vue. Par ailleurs, il est probable que le résultat des élections cantonales de mars prochain sera un camouflet en raison du déficit d'implantation local des candidats frontistes, ce qui pourrait démoraliser les candidats aux futures élections législatives, aggravant alors les problèmes de financement du parti et inquiéter les 118 conseillers régionaux actuels qui, dans trois ans, ne le seront plus et comprendront qu'ils auront du mal à devenir "conseiller territorial" avec le nouveau mode de scrutin.

 

-concernant le Mouvement Pour la France, quoiqu'en dise Patrick Louis, la démission de Philippe de Villiers de la présidence du conseil général de la Vendée constitue probablement un effacement de ce dernier de la vie politique d'autant plus que, information qui vient de me parvenir, la défaite du maire de Montaigu Antoine Chéreau, si elle ne remet pas en cause l'implantation municipale de ce dernier, pose clairement la question de savoir si le Mouvement Pour la France parviendra à terme à conserver le conseil général de la Vendée au point que l'on ne peut qu'espérer que le sénateur ex-MPF Bruno Retailleau y parviendra plutôt que ses rivaux internes à la "droite institutionnelle" qui, en Vendée, n'est pas spécialement "droitière". Une mauvaise interprêtation est régulièrement donnée concernant la raison des échecs passés du leader du "non de droite" par les tenants du "hors système", alors que c'est bien la posture "hors système" prise en 2005-2007 qui se trouve directement à l'origine du faible résultat de Philippe de Villiers à l'élection présidentielle 2007 (2,2% avec encore un peu plus de 11% en Vendée malgré tout) qui s'en trouve la principale explication. Plus aussi le fait que l'effet "non de droite" s'est produit, en témoigne le score vendéen du "oui", davantage en collaboration avec l'"aile droite" de l'U.M.P., ceux-là même qui avaient contribué, plus que la minuscule structure M.P.F. au triomphe de la liste Pasqua/Villiers en 1999 alors même que le résultat de 1994  apparaissait davantage comme un rassemblement de la droite "conservatrice" en pleine déliquessence de la mitterrandie imprudemment associée aux affaires et au "oui à Maastricht" deux ans plus tôt. Aujourd'hui, le M.P.F. semble réduit à l'état de "réseau", malgré le travail intéressant du professeur et ancien député européen Patrick Louis et de ses deux députés Véronique Besse et  surtout Dominique Souchet

 

-concernant "Debout la République" de Nicolas Dupont-Aignan, un rapprochement intéressant avait été effectué aux élections régionales avec le Centre National des Indépendants mais la posture prise récemment par le leader "gaulliste" en rupture avec son ancienne position semble réduite à la marginalité politique sauf si son paradoxal-idéologiquement mais pas culturellement- rapprochement avec Dominique de Villepin générait une dynamique mais je n'y crois guère. L'ancien pasquaïen semble reproduire aujourd'hui le positionnement de Philippe de Villiers, contre l'"UMPS" (sans l'islamoobessionite néanmoins)-il sera intéressant de voir si comme l'en accuse le Front national, cela lui permettra aussi de conserver son mandat de député de l'Essonne en 2012- et l'idéologie de...Marine Le Pen à savoir un "national-populisme" plutôt étatiste-donc non droitier" évitant malgré tout les "dérapages" à connotation ethnique. Cela fonctionnerait sans efficacité-le système politique actuel étant "partisan"-si une alliance avec Marine avait lieu mais il risque plutôt de lui arracher quelques voix réelles ou potentiel avec l'aide de son adjoint le député-maire de Cambrai François-Xavier Vilain à supposer que celui-ci ne suive pas l'exemple de l'ancien vice-président de "Debout la République" et député de la Drôme Patrick Labaune qui apparait aujourd'hui parmi les membres du collectif "Droite Populaire"

 

-concernant "Droite Populaire" justement, avec le quatuor Jacques Myard/Christian Vanneste/Lionnel Luca/Thierry Mariani, et qui, issu en partie du courant "pasquaïen" intégré à l'U.M.P. au lendemain l'élection présidentielle 2002 en même temps que son chef empêché de se présenter par le clan chiraquien-ce qui le rapprochera paradoxalement du clan sarkozien-et que le fameux conseiller Henri Guaino, mais aussi d'anciens députés R.P.R. ayant adhéré à l'idée du traité de Lisbonne "réconciliation du oui et du non" ayant trouvé une concrétisation dans la présidence française de l'Union européenne sans parler d'un électron libre comme Christian Vanneste qui avait appelé récemment à l'alliance avec le Front national comme l'ancien député des Alpes-Maritimes Jérôme Rivière, battu avec "Libertas" en 2009, elle constitue surtout aujourd'hui le courant qui adhère au programme du Front national sans adhérer au "positionnement".

Considérée par ce dernier comme un "attrape-nigauds" au profit du sarkozisme, elle constitue néanmoins un certain crédit dans la mesure où il apparait clairement qu'une partie de la droite institutionnelle adhérait réellement aux discours de Nicolas Sarkozy notamment pendant la campagne présidentielle de 2007, dont elle réclame malgré tout l'application avec plus d'efficacité qu'un Front national refusant de facto les responsabilités. Nous ne savons pas encore précisément si ce collectif sera efficace concernant cette application ou, concernant  sa représentation au sein de la majorité-l'entrée de Thierry Mariani au Gouvernement peut le laisser penser mais il faut attendre les investitures des députés pour 2012 à la rentrée prochaine- ou si une éventuelle dissidence apparaîtra avant l'élection présidentielle avec des résultats que l'on ne peut prévoir mais qui pourrait entraîner quelques défaites aux élections législatives, encore qu'il s'agit d'élus implantés. Mais c'est après 2012 que son rôle est amené à devenir intéressant...

 

Il n'est pas utile d'entrer dans le débat de savoir si leurs convictions ont plus de chances d'entrer en application que concernant ceux qui n'arriveront probablement pas au pouvoir-auquel cas les promesses n'engagent pas beaucoup à moins d'envisager la fin de l'"Etat-Providence" et donc de la démocratie consumériste- mais une partie essentielle se jouera aussi dans la capacité de "Droite Populaire" à récupérer ce qui reste d'éus frontistes dans le Sud-Est ou des proches du sénateur Bruno Retailleau dans l'Ouest-sans parler d'un C.P.N.T. éventuellement revigoré par un retour de Jean-Saint-Josse dans le Sud-Ouest et un peu le Nord car, comme l'a curieusement compris le président du R.I.F. et ancien député européen Paul-Marie Couteaux dans "le Salon Beige", la recomposition de la droite est à ce prix...à condition que l'un au moins des deux courants appartenant aujourd'hui au Front national, lève enfin la question des accords électoraux comme l'y a  invité le député Vanneste mais j'avoue croire davantage à l'hypothèse d'un "ralliement" de la frange la plus "droitière" à la majorité des conseillers régionaux restants.

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Tythan 23/12/2010 00:59


NDA n'a jamais fait partie d'un quelconque réseau pasquaïen, je me demande bien où vous avez pu chercher cette information farfelue...