EUROPEENNES: IL S'AGIT SURTOUT D'UNE DEFAITE DE L'EUROPE DE BRUXELLES QUE LE FRONT NATIONAL NE PEUT EXPLOITER QU'EN ENVISAGEANT L'ALLIANCE AVEC LES MOUVEMENTS REGIONALISTES

Publié le par FRANCO-NAVARRAIS

"séisme", je passe sur les termes souvent décallés employés par des media avides de sensations et qui, pourtant, ont indiscutablement contribué au succès médiatique de Marine Le Pen, préfigurant indiscutablement le succès du Front national hier, au prix d'une abstention un peu moindre que prévu alors qu'elle aurait du logiquement être beaucoup plus importantes.

Les "partis de gouvernement" et surtout le PS, en sont pour leurs frais et l'on ne peut que s'en réjouir comme le faisait hier un Nicolas Dupont-Aignan malgré tout conforté par le dépassement du seuil de remboursement des frais de campagne et...par le désarroi observé dès avant les élections par une "aile droite de l'UMP" sentant que les choses ne pouvaient plus se produire comme en 2009 et qu'il fallait bien que le "non" de 2005 se manifeste d'une façon ou d'une autre.

 

Cette complicité médiatique au succès frontiste-confirmant paradoxalement davantage les propos de Jérôme Bourbon-en même temps que la nécessaire manifestation d'un "non à l'Europe de Bruxelles" jusque là occulté prouvent que le résultat de dimanche n'est autre qu'un désavoeau infligé à l'Europe de Bruxelles, amplifié certes par la démobilisation d'une partie de l'électorat socialiste. Au niveau national, rien ne permet désormais n'affirmer ce qui va se passer même si j'en ai donné plusieurs hypothèses dont le rôle de Nicolas Sarkozy et l'éventuelle aggravation de la crise ne sont pas les moindres.

 

Mais, au niveau européen, il reste que la dynamique d'un mouvement de fonds de protestation à l'uniformisation jacobine et européiste se confirme, en lien avec la montée de certains mouvements régionalistes.

 

Le Front national aura-t'il l'intelligence de "casser enfin" la perception hillardienne du rôle des régions résumées à des complices de la Commission ou s'enfermera-t'il dans une démarche jacobine le conduisant à l'impasse devant l'impossibilité d'expliquer "crédiblement" la dépendance de l'Etat-Providence à l'euro, qui a déjà ruiné le Front de Gauche?

 

Confronté à l'indépendance écossaise, le "NKIP" de Nigel Farage, première formation "eurosceptique" d'Europe, pourrait contribuer à cette nécessaire mue, au moins au niveau européen, conduisant à une nécessaire alliance des "identitaires" au bon sens du terme-ceux qui se basent sur une entité ethnico-culturelle locale et réelle-avec les défenseurs des Etats-nations. C'est du reste la seule façon de casser la tyrannie de l'euro à laquelle échappent seules les régions à forte identité locale parce moins dépendantes de l'Etat-Providence lui-même dépendant-malheureusement suite à l'industrialisation-de la garantie germanique à la monnaie unique.

 

Je l'appelle de mes voeux

 

 

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