CHRISTOPHE BENTZ EXCLU DES JEUNES POUR LA FRANCE : LE PROBLEME EST AILLEURS

Publié le par CASTELMAURE

Cette question parait d'autant plus complexe que le leader des Jeunes Pour la France n'a probablement tenu aucun propos de nature "raciste" dans son ouvrage "Penser l'antiracisme", j'en suis totalement convaincu, et a toujours fait preuve d'une loyauté sans faille dans des circonstances et des choix difficiles envers la direction du M.P.F., accordant manifestement sa préférence envers l'actuel "homme fort" du parti, du moins celui qui gère de facto le parti depuis le départ du jeune opportuniste et responsable de la déroute présidentielle de 2007: le Secrétaire Général Patrick Louis, dont on connait encore mal le véritable "positionnement" face à la nouvelle donne politique que constitue la concrétisation de la crise et la remontée de la gauche jusqu'à l'éclatement de l'affaire "DSK".

 

Sur le fonds, il convient d'avoir une position équilibrée sur ces questions, insistant sur le fait que la France n'est en aucun cas une nation "ethnique" à la base, contrairement à l'Allemagne et contrairement à ce qu'affirment les "identitaires" et autres proches de la posture "hors système"  et qu'elle s'est toujours enrichie de l'ajout d'individualités ou d'entités ethnico-géographiques ne relevant pas du substrat franco-gallo-romain initial mais que cet ajout se fait dans le respect d'une certaine progressivité et d'une certaine historicité ce que l'immigration incontrôlée de masse exclut, ce qui revient à déclarer valide la fameuse phrase du général de Gaulle comme quoi "c'est très bien qu'il y ait des Français noirs...la France est  avant tout...". Le fait que des "allogènes" fassent partie de la nation française est parfaitement normal, le problème vient du fait qu'ils soient à un moment donné trop nombreux et c'est aussi la position des députés de "Droite Populaire" qui apparait dans leurs propositions de loi. Que Jean-Marie Le Pen ait coupablement perverti cette idée en contribuant à des amalgames plus que douteux est un fait qui ne change pas cette considération de fonds.

 

Sur la forme, j'aurai tendance à penser que Philippe de Villiers n'aurait pas du désavouer aussi brutalement son très dynamique président des J.P.F. à moins qu'il ait fait exprès de le faire officiellement pour l'approuver officieusement ce qui est peut-être d'ailleurs le cas.

Dans les deux cas, le problème est vraiment ailleurs et tient à la gestion de la catestrophophique erreur de positionnement de la période pré-présidentielle où le fondateur du Puy-du-Fou va en quelques mois perdre la crédibilité qu'il avait acquise au cours des années et qui depuis, semble avoir abouti à une forme de contre-coup, à moins que, perdant tout simplement le génie qu'il avait à l'époque, ressurgi ponctuellement lors de la campagne referendaire de 2004-2005, Philippe de Villiers ait en plus perdu ses qualités de management qu'il avait développé dans ses années de président de conseil général et d'entrepreneur comme l'affaire Retailleau tend à le montrer.

 

Politiquement, l'affaire Bentz ne change rien même si l'on peut penser que l'affaire "DSK" laisse à nouveau une chance à l'UMP de conserver les commandes en 2012 (pourquoi pas dans le cadre d'un affrontement Nicolas Sarkozy/Marine Le Pen faisant suite à une division fratricide au Parti Socialiste?) et qu'il revient donc pour l'instant au M.P.F. d'appuyer "l'aile droite de la majorité" pour mieux s'y (ré)insérer après la présidentielle ratée. Comme le jeune militant était plutôt dynamique (et très proche de Patrick Louis en fait), on peut penser que ses proches s'ajouteront à la kyrielle d'individualités ou de réseaux  suffisement déçus du bilan Sarkozy pour ne pas "jouer le jeu" des députés de "Droite Populaire" mais suffisement critiques envers le positionnement "hors système" pour rallier le Front national.

 

A moins que Marine ne change la donne ce qui est structurellement possible comme le montrent la "dédiabolisation" et le projet d'accords avec le R.P.F. (quant à l'affaire Peyrat, je me demande si elle a vraiment "joué le jeu"mais l'obsession de la présidentielle peut  en elle seule remettre en cause la dimension constructive de son évolution et la rapprocher des "vieux démons" de son père.

 

En attendant, Christophe Bentz et ceux qui partagent son positionnement n'ont plus qu'un an à attendre avant de savoir comment se "positionner" dans le cadre d'une éventuelle recomposition de la droite qui dépendra effectivement de l'issue de la présidentielle..

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