BRUNO RETAILLEAU REJOINT L'UMP: CELA VEUT DIRE QU'IL NE L'AVAIT PAS FAIT PLUS TOT

Publié le par CASTELMAURE

Nul doute que si l'on compare le potentiel intellectuel et doctrinal de Bruno Retailleau et de Guillaume Peltier avec leur "traitement" par Philippe de Villiers,  il est presque étonnant que le premier ait attendu si longtemps avant de quitter le MPF d'une part puis de rejoindre une autre formation d'autre part.

Le fait est que des rumeurs annonçaient depuis longtemps que Bruno Retailleau rejoignait l'UMP mais, à la différence de Guillaume Peltier, ces rumeurs étaient conjuguées au passé, laissant entendre que la chose avait été déjà faite.

En réalité, force est de constater que, après l'épisode qui sembla coûter cher à "Libertas" électoralement parlant -en termes d'orientation plus "constructive" d'un mouvement sorti de son créneau électoral habituel à l'occasion de la dernière "présidentielle"- où François Fillon l'avait invité à rejoindre le Gouvernement, le sénateur Retailleau était resté fidèle à son fondateur en déclinant et en restant par ailleurs membre du Mouvement Pour la France.

Ce n'est ensuite que devant les vexations infligées par un "vicomte" affaibli électoralement et personnellement que Bruno Retailleau avait fini par quitter un parti dont, mieux que tout autre-à un niveau peut-être équivalent à celui de Patrick Louis ou de Georges Berthu- il maîtrisait la doctrine et la philosophie inspirée de "Combat  Pour les Valeurs" qu'il avait largement contribuées à mettre en application "sur le terrain", en Vendée, notamment pendant la longue période où, avec bonheur (européennes 2004+campagne referendaire 2005) puis avec malheur (présidentielle 2007 puis silence assourdissant ensuivi).

Et, sur la forme, il faut convenir que ce n'est que maintenant, il y a 24 heures précisément, celui qui était devenu par son flegme et son talent le digne successeur du génial mais (trop) sanguin Philippe de Villiers à la tête de la Vendée, s'est résigné à rejoindre officiellement l'Union pour la Majorité Présidentielle ce qui avant tout dément les rumeurs comme quoi il l'aurait fait avant.

Sur le fonds, il se trouve affublé d'une compétence bien réelle et bien utile-la compétitvité des PME- en tout c as plus utile que le rôle de "monsieur sondages" du jeune opportuniste à qui Philippe de Villiers avait imprudemment confié les rênes de son parti avec le résultat que l'on sait aujourd'hui. Surtout, il a attendu que le Gouvernement  Fillon prenne enfin quelques mesures allant dans le sens d'un certain "protectionnisme"-le relèvement de la T.V.A. alors que celui sur les activités non délocalisables (restauration notamment) avait été justement abaissé il y pau- avec quelques intervention dans le cas du site de Florange ou, mieux encore, de Photowatt en raison du caractère stratégique des "panneaux solaires" qui vont dans le sens du "souverainisme", attendu que c'est par ailleurs le seul moyen de récolter des recettes publiques sans affaiblir le système productif et donc de permettre une meilleure intervention de l'Etat dans les domaines régaliens comme la sécurité.

Par ailleurs, il pourra ainsi se rapprocher d'autant mieux des cadres de "Droite Populaire" dont  Paul-Marie Couteaux a bien décrit quel pourrait être leur rôle en cas de victoire de la gauche, attendu que celle-ci n''est pas souhaitable quoique probable.

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