LE HORS SYSTEME =MEILLEUR ALLIE DU SYSTEME :L'EXEMPLE DE PHILIPPE DE VILLIERS

Publié le par CASTELMAURE


                       A la campagne referendaire du traité sur le constitution européenne où il a joué un rôle conséquent mais en qualité de représentant du "non de droite", Philippe de Villiers a comme voulu profiter de son aura médiatique retrouvée pour jouer la carte "hors système" que, parait-il, certains attendaient de lui depuis longtemps, ce qui ne s'est pas traduit dans les urnes, c'est le moins que l'on puisse dire.

                            Au premier abord, et c'est là que plusieurs militants récents du Mouvement Pour la France se sont fait un peu berner,  la campagne présidentielle démarrée de facto à Grasse à la rentrée 2005 (en présence d'élus UMP!) s'inscrit dans la continuité de cette campagne referendaire. Pourtant, une inflexion apparait très nettement.
au niveau des thématiques tout d'abord, alors que l'on aurait pu attendre une plus grande diversité, polysémie dans une campagne présidentielle que dans une campagne sur la ratification d'un traité européen,  c'est le contraire qui s'est produit : après une campagne "européenne" finalement assez variée-c'est en partie ce qui a fait son succès-, on a assisté à une incroyable "monomania" sur un sujet non maîtrisé par le "vicomte" qui est celui de l'islamisation-c'est en partie ce qui a fait son échec-
Au niveau du "positionnement" ensuite: le résultat du "oui" en Vendée le prouve, c'est bien en collaboration avec une partie de l'UMP que Philippe de Villiers a oeuvré pendant la campagne referendaire : son fameux meeting même du 21 mai 2005 Porte de Versailles a compté un discours du député UMP des Hauts-de-Seine Philippe Pémezec!
Rien d'étonnant d'ailleurs car il s'agissait de personnalités avec qui il avait l'habitude de travailler, dans une moindre mesure lors des élections européennes de 2004 mais en tout cas lors des élections européennes de 1999 où son alliance avec Charles Pasqua, rassemblant l'aile "souverainiste" de la droite classique, devançait celle d'un certain...Nicolas Sarkozy!

                          Or, la période entre la victoire du "non" au referendum et l'élection de Nicolas Sarkozy correspond exactement à la période où Philippe de Villiers, sous l'influence de son conseiller Guillaume Peltier qui, après avoir écarté pas mal de cadres historiques du MPF pour insister sur la "rupture avec l'UMP'", a tranquillement renjoint la même UMP aujourd'hui (vous comprenez déjà mieux mon titre, n'est-ce pas?), a affiché cette posture "hors système".

                         Il n'est pas utile de s'appesantir sur le résultat qui parle de lui-même et que, dans leur malhonnêteté intellectuelle, les tenants du "hors système" et de la "rupture avec l'UMPS" escamotent pour insister sur le soi-disant rôle néfaste de l'appel à voter Nicolas Sarkozy trois jours plus tard. Rappelons simplement que, non seulement il a été quitté au cours de cette période par certains de ses cadres "historiques" (à la seule exception du cas Patrick Louis dont nous pouvons reparler et des élus vendéens "inféodés") mais aussi qu'il a en quelque sorte "perdu le contact" avec les réseaux et les élus affiliés de facto à l'UMP, structure récente mais rassemblant néanmoins tous les courants, au moment même où, à la faveur d'une campagne résolument "droitière"-ce qui accentue l'absurdite de la démarche "hors système" au même moment-le candidat "du Système" Nicolas Sarkozy parvenait à récupérer ces dernier pourtant idéologiquement proches au départ.
Mais dans cette incroyable rapidité à détruire une partie de son oeuvre en peu de temps-un travail laborieux d'implantation locale notamment- il y a peut-être eu une démarche d'hybris chez le "vicomte", ne se satisfaisant peut-être pas vraiment de ce qu'il était auparavant et cherchant une occasion-le "non au referendum" en l'occurence-pour en sortir.
Et, ce n'est pas le moindre des paradoxes, pour parvenir à changer cette image de "flotteur droit" de la majorité que-c'est le comble, on y reviendra-il s'était donné lui-même au lendemain des élections européennes de 2004-de personne bien implantée localement mais ne se faisant connaître sur les thématiques porteuses-tout spécialement les questions européennes-que grâce à une certaine "collaboration" avec une partie de la "droite classique" de facto intégrée à l'UMP, il y a un peu du vrai Villiers...dans la méthode!
Je veux dire que c'est un peu dans la même logique que le Puy-du-Fou-où il a réussi avec peu et avec des jeunes et ce succès initial explique pour beaucoup son implantation vendéenne- qu'il a confié toutes les commandes au jeune mais opportuniste Guillaume Peltier pour une élection présidentielle basée sur le pari de l'absence du vrai rival "hors système" à l'élection présidentielle. Ce positionnement "hors système" l'a poussé à rivaliser avec le principal "hors système" en faisant fuire une partie de ses réseaux vers le candidat du "système" (voyez, je m'y retrouve toujours..)

                          Or, dans le contexte d'une élection présidentielle, que les électeurs dissocient profondément d'une élection européenne, son seul atout-se servir de sa réussite locale pour se donner une envergure nationale"-était peu crédible et n'a de toutes façons été exploité qu'après son éclipse médiatique auto-provoquée. Il avait vu ce que cela avait donné en 1995 et était prêt à n'importe quelle autre formule". Ce "pari" constitua bien sûr un remède pire que le mal car, s'il pouvait émaner quelque indulgence du peuple vendéen ou de l'électorat "droitier" ailleurs concernant ses origines "aristocratiques" mal dissimulées et surtout mal assumées, il a frisé le ridicule en s'adressant à l'électorat "populaire hors système" que, on ne le dit pas assez, Jean-Marie Le Pen a conservé en 2007. 
Le ridicule de sa campagne présidentielle s'est amorcé sur le défaut de crédibilité du refus d'alliance avec l'UMP désormais y compris en Vendée, sur le "recopiage" mot pour mot des slogans du Front national-Nicolas Sarkozy n'a pas vraiment sombré dans ce travail-et sur la monothématique islamiste qui aurait du rester limité aux cercles restreints tels que le groupuscule de Bernard Romain Marie Antony...
Bref, il s'est couvert de ridicule auprès de l'auditoire auquel il s'est adressé et a déconcerté des  "villiéristes" historiques jusqu'aux nouveaux militants de la campagne referendaire... 

                  Car le  " président du MPF est pourtant plus complexe qu'il n'en a  l'air", comme le reconnaissaient les journalistes du "Point" à l'époque. Selon lui, « il faut que la France cherche à être aimable ». Villiers croit aux « doubles cultures intimes » : « Le mystère français, le secret de la culture française, c'est qu'à un moment donné Léonard de Vinci charge "La Joconde" sur un mulet et traverse les Alpes pour venir finir sa vie au Clos-Lucé d'Amboise. » L'abandon de la politique arabe, il n'y songe pas un instant : « Nos liens avec les pays de la Méditerranée doivent être approfondis. » Il est vrai que le Puy-du-Fou, où il a créé un spectacle gigantesque en 1977, fait des émules jusqu'en Tunisie.

Et s'il est pour l' « immigration zéro », il considère que l' « immigration choisie » est une honte : « Au temps des esclavagistes, on vérifiait la musculation et la dentition. Dans le cadre d'un pillage des forces vives, Sarkozy veut sélectionner en fonction des neurones des individus que les pays pauvres auront formés. » Le président du conseil général de Vendée aime à faire valoir l'effort de coopération entrepris par son département avec Madagascar ou le Maroc. Au Bénin, ce pays qui compte plus de médecins en région parisienne que sur leur terre d'origine, il est fier d'avoir participé à la création de centres de santé.

En quelque sorte, les idées initiales de Philippe de Villiers sont droites, intègres à la base-contrairement à ceux qui ont pu lui influencer la stratégie "hors système", mais elles s'accomodaient d'accords électoraux avec la "droite classique" dont une partie partageait d'ailleurs plus ou moins ses points de vue.

C'est uniquement pour cela que celui qui fût l'un des héraults du "non à Maastrict, de la lutte contre la corruption en politique, du combat contre les multinationales de l'agro-alimentaire et le fondateur de l'oeuvre "hors système" par excellence que fût le Puy-du-Fou s'est reconnu lui-même à un moment donné "homme du système" alors qu'il n'y avait pas lieu. Au point d'afficher un positionnement "hors système" que l'électorat commençait à comprendre comme ridicule.

A qui profite le crime? Qui en est le principal bénéficiaire ? Le Système, justement;

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CASTELMAURE 01/10/2009 21:13


Quel blog de merde...


CASTELMAURE 01/10/2009 19:42


oui


CASTELMAURE 01/10/2009 19:41


oui