"Pile ou face": ce fût la stratégie imposée au M.P.F. par Guillaume Peltier pour une élection présidentielle à laquelle il apparait évident aujourd'hui que Philippe de Villiers n'aurait pas du se présenter. Celle d'un pari selon lequel Jean-Marie Le Pen aurait pu ne pas se présenter et qu'il aurait donc suffi, pour "rafler la mise", au leader du "non de droite" de la campagne referendaire, assez médiatisé à l'époque, de reproduire le discours du front national.
Y compris dans les aspects caricaturaux et inutiles, voire néfastes si l'on prend en compte la "droitisation" imprégnée par Henri Guaino dans le discours sarkozien, conséquence logique de l'échec de Jean-Marie Le Pen face au Président sortant en 2002, aspects qui le conduisait publiquement à...repousser et dévaloriser les élus dont il se rapproche aujourd'hui dans le cadre de la "Droite Populaire" et ce, somme toute bien après l'organisation de cette dernière puisqu'il avait commencé à se rapprocher d'un autre courant de l'U.M.P. beaucoup moins conforme à nos idées, je veux parler des "Réformateurs" de Monsieur Novelli. Elus dont certains, à l'instar du député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca-je ne veux pas parler ici de Jérôme Rivière qui essaya de jouer un rôle tardif dans la campagne présidentielle du fondateur du Puy-du-Fou- ou du député des Yvelines Jacques Myard- sans parler de l'incontrôlable président de "Debout la République" Nicolas Dupont-Aignan que le président de Chasse Pêche Nature Traditions Frédéric Nihous a su remettre "à sa place" il y a peu- n'avaient pas hésité à se présenter publiquement à des manifestations publiques et qui, du moins selon le blog antipeltier de l'époque, n'auraient pas été déclarés bienvenus par le numéro deux du parti villiériste de l'époque. Il est amusant de constater d'ailleurs que ces personnes, auxquels il faudrait ajouter l'ancien numéro deux de "Debout la République" le député de la Drôme Patrick Labaune, apparaissent aujourdhui parmi les principaux représentants de ce collectif parlementaire qui incarne sans doute une grande partie de l'électorat de Nicolas Sarkozy en 2007, électorat dont il serait plus juste (plutôt qu'en faire des "lepénistes abusés" comme voudrait le faire croire la propagande frontiste) de rappeler qu'il se manifestât aussi à d'autres occasions comme les élections européennes de 1999 avec la liste commune conduite par Charles Pasqua avec....Philippe de Villiers! A l'époque où le jeune Guillaume Peltier soutenait un certain...Bruno Mégret!
Car le jeune fils de "baba-cool"- ce n'est pas un reproche car l'on a le droit de changer d'avis à tout âge", qui a débuté son activisme dans des organisations gauchistes, ne semble pas vraiment avoir le sens de l'anticipation, n'en déplaise à ce qu'a dit et fait de lui un homme au génie indiscutable et qui lui doit en partie sa mort politique récente- à travers une campagne présidentielle somme toute assez calamiteuse du moins dans le résultat, seule chose qui compte à mon sens-je veux parler de Philippe de Villiers dont on sait qu'il a toujours eu un faible pour les jeunes inexpérimentés depuis la fondation du Puy-du-Fou, oubliant sur ce point que la politique n'est pas un spectable de "sons et lumières" et qu'il a fini par se séparer totalement ou partiellement de personnalités à réel talent comme Bruno Georges, Thierry de la Perrière ou l'actuel président du conseil général de la Vendée Bruno Retailleau, relativisant aussi le rôle de personnalités plus intègres doctrinalement comme Patrick Louis ou Georges Berthu.
En ce sens, c'est presque "inquiétant" pour la "Droite Populaire" car, si Guillaume Peltier a toujours su rebondir lui-même, certaines structures dans lesquelles il a eu un rôle important ne se sont toujours pas remises de son passage comme c'est le cas du Mouvement Pour la France et il semble bien que ce soit non pas l'ensemble des élus du collectif qui l'ait mis en avant mais, à titre plus personnel, l'actuel ministre Thierry Mariani, effectivement moins libre de parole depuis qu'il siège au Gouverment. Avant cela, je me demandais d'ailleurs si, une fois que l'ancien maire d'Orange Jacques Bompard ait défintivement rompu avec les formations affiliées à ce que l'on appelle à tort ou à raison "l'extrême-droite" soit après les élections régionales de mars 2010 en P.A.C.A., une alliance ne finirait pas par avoir lieu dans le Vaucluse entre ces deux intéressés. Soit par retrait définitif de la vie politique nationale de Monsieur Bompard soit par manque de clarté dans les positions et la volonté de Monsieur Mariani, cela ne se fit pas et, quand on connait les relations détestables que, comme la plupart des élus du M.P.F. certes, Monsieur Bompard avait avec Guilllaume Peltier, on peut y voir un élément d'explication.
Je ne me risquerai pas jusque là mais, outre que je ne suis pas encore sûr que les élus les plus intègres de la "Droite Populaire" apprécient beaucoup non plus Monsieur Peltier, il me reste à trouver une explication plus circonstantielle que doctrinale à ce rapprochement de l'ancien numéro deux du M.P.F. avec ceux dont il ne voulait pas il y a peu dans son parti il y a moins de cinq ans : son côté "pile ou face" qui, comme pour la campagne "Villiers 2007", le pousse à "jouer une carte" en ayant peu à perdre-les pertes étant assumées par d'autres- et beaucoup à gagner. En l'occurence, le côté "pile ou face"-nous verrons d'ailleurs si la stratégie de qualification de Marine Le Pen pour espérer un "21 avril à l'endroit" en faveur du Président sortant n'élimine pas l'intérêt de ce positionnement-, ce serait tout simplement la réélection ou non de Nicolas Sarkozy puisque la "Droite Populaire" ne constituera une structure autonome rapidement finalement qu'en cas de défaite, et peut-être progressivement en cas de victoire.
En attendant, les sondages qu'il produit ne sont pas sans intérêt mais, outre qu'il convient de rappeler qu'il a choisi une mauvaise carte pour "Villiers 2007"-l'"islamisation" qui, en tant que telle (je ne parle pas d'autres sujets plus sensibles comme l'insécurité ou l'assistanat), ne constituait pas vraiment (encore)une motivation électorale substantielle, les "bons côtés" qu'il en tire ont déjà été analysés et réclamés par d'autres-avec moins de succès en termes de qualités des slogans"- comme l'attachement des Français au "protectionnisme".
L'intérêt notamment dans ce dernier point serait leur concrétisation politique et c'est là que le personnage de Guillaume Peltier peut, analysé dans la durée, offrir l'impression d'un défaut d'équilibre entre la pure protesation stérile des tenants du "hors système" et le "collaborationnisme" passif de ceux qui jouent sans succès la "carte" du système comme on pourrait le penser de Monsieur Mariani, du moins sur certains sujets auxquels sont légitimement attachés ls députés de "Droite Populaire"
