CANDIDAT A LA PRESIDENCE DES "REPUBLICAINS", JULIEN AUBERT POINTE LES EVOLUTIONS DE LAURENT WAUQUIEZ CONCERNANT LES QUESTIONS EUROPEENNES

Publié par CASTELMAURE

Scan Politique

           

          Le député Julien Aubert, cinquième candidat à la présidence des Républicains

          Le député Julien Aubert, cinquième candidat à la présidence des Républicains
          Crédits photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

          LE SCAN POLITIQUE - L'élu du Vaucluse, qui défend un positionnement souverainiste, reproche au favori Laurent Wauquiez son «parcours idéologique».

          Et de cinq! Le député du Vaucluse Julien Aubert a fait savoir dimanche à L'Opinion qu'il se joignait lui aussi à la course à la présidence des Républicains. Il souhaite «ressusciter un esprit d'appartenance politique» au sein du parti, dont il critique le fonctionnement actuel. «C'est un astre mort, une machine administrative qui ne sert plus qu'à donner des investitures et à gérer des rapports de force dans la perspective de la présidentielle. Pourtant ce n'est pas n'importe quel parti! C'est pour cela que je suis candidat».

          Réélu de justesse lors des dernières législatives sur une terre où le FN concurrence désormais directement la droite, il veut ramener dans le giron de LR les électeurs de Marine Le Pen. «Si on est incapable de gérer les oubliés du parti, ceux qui ne voient jamais d'élus, à qui on demande seulement leur argent, mais pas leur avis, on n'aura pas non plus de solutions pour gérer la France des oubliés, la France périphérique», explique-t-il.

          Défendant un positionnement souverainiste, il reproche à Laurent Wauquiez son «parcours idéologique». «Il vient de l'UDF. Il a été très pro européen, critiquant les eurosceptiques comme moi. Puis il a basculé. J'ai donc du mal à le caractériser idéologiquement», dit-il. «Aujourd'hui, il peut donner le sentiment de tenir des positions proches des miennes. Mais je regarde les actes, pas les paroles. En 2012, il a voté la ratification du traité sur la stabilité financière au sein de l'Union économique et financière. Moi, j'ai voté contre.»