"SURPRISE" CONCERNANT LES MILLIARDS MANQUANTS EVOQUES PAR LA COUR DES COMPTES ? PAS SELON SAPIN QUI N'A PLUS RIEN A PERDRE

Publié par CASTELMAURE

Budget : Sapin affirme que Macron «connaissait l'état des finances»

  • Par Arthur Berdah
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Michel Sapin et Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 14 janvier 2015.
Michel Sapin et Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 14 janvier 2015. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP
 

LE SCAN POLITIQUE - Invité de France Info lundi matin, l'ancien locataire de Bercy a balayé les critiques dont il fait l'objet depuis la publication de l'audit de la Cour des comptes sur le budget. Il assure qu'il n'y a «aucune raison de s'inquiéter».

Il distribue les bons... et les mauvais points. Ancien colocataire d'Emmanuel Macron à Bercy - sous François Hollande -, Michel Sapin ne s'est jamais très bien entendu avec le jeune ministre. Et cette rivalité semble toujours vive. Car si le sexagénaire considère que le chef de l'État a «bien pris en main sa fonction», qu'il impulse «renouvellement», «dynamisme» et «enthousiasme», il n'a pas manqué de lui adresser quelques pics ce lundi matin sur France Info.

Ainsi, le socialiste est revenu sur le fameux rapport de la Cour des comptes, dont l'audit pointe une gestion du budget «insincère» sous le quinquennat précédent, et un trou de 9 milliard d'euros environ. «Au mois de juillet (2016, ndlr), tous les ministres connaissaient l'état des finances, et il n'y avait aucune raison de s'en inquiéter», a martelé l'ancien député-maire d'Argenton-sur-Creuse (Indre). Dans son viseur: Emmanuel Macron, qui était ministre de l'Économie jusqu'au 30 août dernier.

De même, Michel Sapin ne s'est pas privé de commenter les chantiers économiques lancés par le nouvel exécutif. À commencer par la réforme de l'ISF, qui sera instaurée dès 2018. «Je ne suis pas du tout d'accord», a-t-il fustigé. Idem concernant la suspension du prélèvement à la source, dont il a dit qu'il s'agissait d'un «choix» d'Emmanuel Macon et Édouard Philippe. Déçu, il a assuré que tout était pourtant «totalement et complètement prêt» pour une entrée en vigueur de la mesure, prise sous le quinquennat de François Hollande.