PREMIER MINISTRE : MACRON FAIT DURER LE SUSPENSE MAIS CONTINUE A JOUER LA RECOMPOSITION, EXPLICATION

Publié le par CASTELMAURE

On annonçait Edouard Philippe, député-maire "LR" du Havre à Matignon comme figure "républicaine" d'une stratégie visant depuis le début à "casser" le clivage désormais "obsolète" entre gauche social-démocrate et "droite parlementaire"...sauf peut-être d'un point de vue sociologique mais il suffit à ce niveau-là de considérer le vote au second tour des "bastions L.M.P.T." dans l'Ouest francilien et, dans une moindre mesure, dans l'Ouest de la France, pour considérer, si nulle ait été Marine Le Pen lors du débat-meilleure explication en soi à la défaite qu'une ligne Philippot qui a ses inconvénients et certains avantages-, que la "sociologie de droite" peut voter comme la "sociologie de gauche" au sens "culturel" du terme, bien entendu ce qui aurait pu être le "pire" pour le "LMPT moyen" mais passons!

En attendant, le fait que le nouveau Président de la République fasse durer le suspense n'est pas nécessairement bon signe pour le personnage considéré mais n'"invalide" pas à notre avis la stratégie d'"En Marche" (on voit mal pourquoi ils ne feraient que "recycler" les socialistes à l'aube de législatives où "les Républicains" espèrent encore une revanche qui ne verrait pas le jour si la stratégie macronienne reste la même, n'en déplaise aux "républicains" qui ont voté pour lui "par défaut").  Simplement, la Matrice le sait,  il peut se passer des choses dans l'intervalle...

Dans la "vraie droite" par exemple où apparait déjà une distorsion entre ce qui était logique et ce qui est annoncé par NDA lui-même concernant les candidatures aux élections législatives. Pour ce dernier, le seul "intérêt" (certes, cela s'est-il passé avant le calamiteux débat) était précisément d'"encaisser" sans difficulté le non-remboursement des frais de campagne présidentielle en s'assurant à moindre frais une subvention publique nécessairement "correcte" (et dénuée pour le coup de frais de campagne non remboursés) en cas de retrait de candidat "Front national" dans cinquante circonscriptions dont celle de Nicolas  Dupont-Aignan qui se serait ainsi au moins assuré la qualification au second tour. C'est peut-être plus compliqué que cela, "Debout la France" se croyant peut-être sans cela "certain" d'atteindre la barre des 1% dans cinquante circonscriptions ( il est vrai qu'au simple vu des résultats de la présidentielle, la question ne se pose a priori même pas) voire espérant "récupérer" (c'est toujours la même problématiques) quelques déçus de la "vraie droite" à laquelle NDA s'est d'ailleurs ouvertement adressé ce matin même sur BFM TV.

On peut bien sûr aussi imaginer une "mesquinerie" du clan Le Pen d'ores-et-déjà "menacé" en interne (et c'est en fait ce qu'a compris Marion Maréchal Le Pen indépendamment d'un clivage occasionnant un courant malgré tout "fourre-tout" car mêlant un discours "sociétal" désormais "hors clivage" depuis le report Macron, discours moins "europessimiste" pour éviter l'effet "repoussoir" vis-à-vis des électorats droitier et conservateur et..discours plus "immigrationniste" qui va dans les faits un peu à l'encontre des préoccupations de ce deuxième électorat-là qui, malgré son défaut de jugement politique, ne peut pas avoir voté "Macron" en souhaitant moins d'immigration). Cette "mesquinerie" serait, dans la continuité de la fumeuse "Union des Patriotes" prônée jadis par un Jean-Marie le Pen mort politiquement le soir du second tour 2002 consistant en une renonciation totale sans condition, un signal catastrophique vers des élus "patriotico-compatibles" voire franchement patriotes comme naguère le fondateur du Puy-du-Fou s'étant simplement "trompé de campagne" (lui aussi et pas dans le même sens, décidément!) en 2007.

Mais quoiqu'il en soit, et si "Les Républicains" ne parviennent pas à constituer une majorité parlementaire même "officiellement" -ce qui est probable si le prochain Premier  Ministre émane de leurs rangs-, la porte sera "ouverte" à une "recomposition à droite", la "vraie question" étant (Marion Maréchal Le Pen malgré tout "en embuscade") étant si cela se fait avec Nicolas Dupont-Aignan ou non ce qui dépend en partie de...sa réélection à laquelle ni les "Républicains" ni le Front national n'ont intérêt mais qui dépend en partie du potentiel de qualification au second tour causé par son "électorat propre", comprenant aussi des "fillonistes" y compris "macroniens" au second tour.

 

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