Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 12:18
Il m'a fallu attendre quelques mois avant d'élaborer un scenario crédible pour les prochaines élections régionales.
En effet, dans l'état de décomposition et de décrédibilisation du Parti Socialiste, incapable d'élaborer des propositions constructives sur une ligne commune, et étant donnée la nature "structurelle"-et non conjoncturelle, j'insiste sur c e point-de la crise du Front national-, et tandis que l'intégration des mouvements-supports de "Libertas" parachève le processus de récupération par l'U.M.P. de l'électorat droitier, on aurait pu s'attendre il y a quelques mois encore à une répétition du scenario des élections européennes à savoir une abstention massive mêlée d'une victoire par défaut de l'U.M.P.Sans exclure l'hypothèse d'un intérêt présidentiel d'une victoire de la gauche aux élections locales que semblerait manifester la réforme de la taxe professionnel, il faut convenir depuis les élections européennes que Nicolas Sarkozy n'est pas Jacques Chirac et se positionne réellement comme le chef de la majorité et c'est pourquoi on pouvait s'attendre à ce scenario.

Pourtant, les affaires Miterrand et Sarkozy, même si elles ont redonné une impression d'objectivité des media, les difficultés économiques persistantes et quelques gestes ayant pu être interprêtés dans le sens de la gauche comme la "taxe carbone" ont modifié récemment les données au point que l'on commence à comprendre l'intérêt de la majorité à faire passer en force les réformes relatives aux collectivités territoriales y compris celle de la taxe professionnelle à savoir pénaliser les futures collectivités territoriales ce qui sous-tend que l'Elysée prévoit que celles-ci restent à gauche ou même encore davantage.

Serait-ce pour autant du à une véritable remontée du Front national que traduirait le regain soudain de certaines problématiques de manière très visible comme le lancement du débat sur l'identité nationale, la médiatisation des expulsions d'Afghans ou le lancement d'un nouveau plan de sécurité? J'ai déjà démontré que celle-ci ne devait pas être exagérée, les chiffres actuels de 8 à 10% ne traduisant une rémontrée que par rapport aux élections européenes et marquent une différence encore moins importante qu'en 2004 où les deux échéances sont intervenues la même année.

Ce qui est en revanche certain est que, même une perte mineure par rapport à 2004, faisant passer le parti de Jean-Marie Le Pen sous la barre fatidique des 10% dans plusieurs régions, aura des effets plus que proportionnels sur le parti en question.

Il est exact en revanche qu'une remontée du Front national empêcherait la droite de gagner dans quelques régions mais cela n'est valable que dans les régions à proportion importante d'électorat droitier comme en PACA. Or, une analyse plus précise montre que cet électorat "droitier" sudiste résiduel avait déjà commencé à deserter le Front dès la fin des années quatre-vingt dix. Alors où est le problème en dehors du Midi?

Le matraquage du Front national de retour sur la scène politique ne serait-il pas exploité exactement comme en 2007 (alors que le parti était déjà déclinant bien avant la campagne présidentielle), comme pour jouer à "faire peur" et inciter au "vote utile".

Le vrai problème est que la crise a renforcé la dépendance de nos concitoyens vis-à-vis de la société de consommation de masse et donc de l'Etat-Providence surendetté et que la gauche ne peut hélas qu'en tirer profit.

C'est pourquoi l'hypothèse d'une victoire de la gauche aux régionales de 2010 comme aux muncipales de 2008, anticipée par l'Elysée avec ses réformes de collectivités locales nécessaires mais brutales, se précise...mais sans véritable remontée du Front national et avec absention de l'électorat droitier comme en 2008.

Inutile de démontrer ici pourquoi le second ne votera pas pour le premier, je l'ai fait ailleurs et ce n'est pas l'objet.
L'heure n'est pas encore venue de développer une alternative comme un succès aux européennes aurait pu le permettre...

Je voudrais supplier mes amis de ne pas perdre leur temps lors de cette échéance pas si fondamentale que cela en termes de rapports de force politique.


Par CASTELMAURE - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 13:30

Il semblerait que la fameuse "remontée" du Front national dont on parle tant soit davantage un épouvantail agité à dessein qu'une réalité visant à confirmer le "vote utile" de l'électorat droitier http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Sondage-Regionales-La-gauche-progresse-153060/

Avec 8%, le FN ne perdra pas seulement plus du tiers de son électorat "habituel" des élections régionales mais, barre fatidique des 10% oblige, plus de la moitié de ses élus régionaux...et encore à supposer que la Ligue du Sud et la liste Alsace d'Abord (plus délicat car l'Alsace est à droite) n'empêchent pas le FN d'atteindre cette barre dans ces deux fiefs historiques, lesquels correspondent mieux à l'époque où le Front national avait un positionnement plus "droitier".

Quand on sait que les régions constituent, depuis le blocage de la subvention publique par M.Le Rachinel, la seule source de financement public pour le Front national...

 

Mais l'essentiel n'est pas là à vrai dire : cette agitation d'épouvantail disproportionnée semble, comme le spectre du 21 avril 2002 avant la présidentielle, s'accompagner d'un appel clair au "vote utile" de l'électorat droitier avec retour opportun des thèmes qui caractérisent non seulement pas l'"extrême-droite" mais "la droite de la droite".

 

Peut-être que cela ne marchera pas si bien qu'en 2007 mais, devant le danger réel de conservation des régions par la gauche, fonctionnera au moins pour une partie importante de "l'électorat droitier" qui a en fait "perdu l'habitude" de voter Front national depuis longtemps si l'on considère que 2002 était un "accident".

Et ce dernier a trop de terrain perdu à rattrapper maintenant!

 

Le vrai problème de Philippe de  Villiers quant à lui, sauf lorsqu'il est "managé" par d'autres comme Golsdmidt en 1994 ou Pasqua en 1999 est qu'il a tendance à faire l'inverse de ce qu'il faudrait faire si l'on respecte les règles de la logique : attaquer la droite institutionnelle alors que celle-ci peut encore être crédible (comme pendant la campagne présidentielle de 2005-2007) et, devant l'échec inévitable de cette "stratégie" (le 21 avril 2007), à s'y ranger mais une fois que celle-ci a commencé à perdre de la crédibilité devant l'inévitable décalage entre les attentes de l'électorat droitier et la réalité.

A la limite, la position du FRS, du CNI ou encore de Lionnel Luca qui soutiennent les discours de campagne mais prennent leur distance avec la l'UMP devant certaines déceptions, à savoir l'inverse même si cela revient au même au final (une forme de "dissidence interne" qui ne serait pas si mal que cela si elle s'appuyait sur les bons résultats des années 90), semble plus cohérente.

 

Un nouveau "Pasqua" repêchera-t'il le PCG de la Vendée encore une fois pour refaire encore un coup comme en 1999 mais en déboûchant cette fois sur un courant crédible, "à cheval" entre la droite euromondialiste et la droite nationale auto-marginalisée? L'avenir le dira...

mais en attendant, il faut décrypter et comprendre que retour des thématiques droitières, risque de victoire de la gauche et agitation de l'épouvantail de la "fausse remontée" du front national vont exactement de pair.

Par CASTELMAURE - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 15:59

Le problème est que la carte "hors système" telle que l'a joué Philippe de Villiers en 2005-2007 peut se révéler pire que le mal, dans la mesure où elle peut faire perdre l'électorat intermédiaire ou droitier sans récupérer le coeur de l'électorat "hors système", pour la raison que celui-ci n'obéit pas à des considérations de stratégie politique et que le "créneau" se trouve en général pris par un parti dont le chef prend un côté "tribun".
Il n'est que de constater ce que sont devenues électoralement toutes les scissions du Front national, malgré un nombre de militants et de cadres peu négligeable.

Ceci dit, j'ai déjà interprêté le phénomène de déclin électoral du Front national comme un affaiblissement progressif du créneau "hors système" lui-même ce qui peut  sembler paradoxal avec l'augmentation du chômage mais peut s'expliquer par la plus grande dépendance des concitoyens des temps contemporains envers l'Etat-Providence qui seul, assure la perpétuation de la société de consommation de masse dans notre pays. J'ai déjà indiqué par ailleurs que, dans certaines fiefs historiques, l'électorat y était plus composite car composant une part non négligeable d'électorat droitier.

Si l'on ajoute à cela le fait que l'Union Pour la Majorité Présidentielle affiche volontiers, à l'instar de son chef, des accents droitiers du moins "verbaux", il devient inopportun de faire du "hors système" en période électorale où il s'agit justement d'être le moins en porte-à-faux possible vis-à-vis de l'électorat intermédiaire-ou "droitier"- et vis-à-vis des réseaux qui le draînent. Car les mauvais résultats électoraux portent des conséquences mauvaises en termes d'infrastructures, de crédibilité et d'aura médiatiques.

Il est bien évident que les discours ne signifient pas que ces derniers seront suivis de beaucoup d'effets mais cela reste indémontrable en période électorale où, par définition, quelque chose de "nouveau" est attendu...mais pas trop nouveau quand même car il s'agit aussi que les dirigeants soient à même d'exercer leurs fonctions, sans compter que les tenants du "hors système" ne peuvent structurellement par parvenir aux postes de décision et cela obère largement leur crédibilité lorsqu'ils mettent l'accent sur le décalage entre discours et actes.

D'ailleurs les discours, ce n'est pas si mal que cela car ils sont à l'origine de certains embryons de textes, de la gestion de la présidence française de l'Union européenne comme dans le débat actuel sur l'"identité nationale". Ils permettent et ont permis de "faire bouger les lignes" du "politiquement correct" en posant les vrais problèmes dans les media contribuant à une certaine prise de conscience chez nos concitoyens. Et de manière beaucoup plus "crédibles" que ceux tenus par les tenants du "hors système" qui se caractérisent souvent par des dérapages à connotation "ethnocentrique" alors que, si le droit du sol reste une absurdité, la France n'est sûrement pas une nation "ethnique" bien que composite.

Par contre, le rôle de ceux qui tiennent réellement aux idées souverainistes ou nationales serait plutôt, hors campagne électorale, de rappeler sans cesse les engagements électoraux...en ne versant sur le "hors système" que ponctuellement, devant une orientation contraire des politiques publiques.

C'était ce que faisait Philippe de Villiers entre la campagne de Maastricht et celle du TCE, avec ses combats ponctuels contre la corruption en politique ou les multinationales, voire des éléments sociétaux et force est de constater que, même électoralement, cela lui réussissait mieux que sa courte période "hors système" de 2005-2007 dont le désastre ensuivi imprévu (par lui-même et son conseiller de l'époque, j'entends) l'a poussé à "surenchérir" pour "rentrer dans le Système" ensuite alors qu'il aurait été plus utile en dévoilant peu à peu sa dissidence au fur et à mesure que le "décalage" apparait grandissant et en expliquant pourquoi de manière constructive, comme le font finalement aujourd'hui certains élus de la majorité laissant imaginer que...

Par CASTELMAURE - Communauté : STRATEGIE POLITIQUE
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 12:01
Il s'agit avant tout de ne pas se tromper sur la nature de la "soi-disant" remontée du Front national dont j'ai déjà dit dans mon dernier article qu'elle consistait surtout en une ascension médiatique de Marine Le Pen au détriment de ses rivaux potentiels au sein d'une "extrême-droite" de plus en plus groupusculaire et de plus en plus insignifiante en dehors justement de ses propres soutiens à elle et qui, par ailleurs, n'empêchera pas le Front  national de perdre entre le tiers et les deux tiers de ses élus régionaux avec les structures fonctionnelles correspondantes qui lui sont normalement bien utiles.

Marine Le Pen peut bien récupérer une partie de l'électorat du Front national, une analyse plus fine montre qu'elle ne peut récupérer l'électorat qui se situe au confluent des droites et qui pour cette raison suffit à faire basculer une élection, qu'il s'agisse des européennes de 1999, du non de 2005 et des présidentielles de 2002 et 2007 : l'électorat droitier qui, malgré certaine légitimes "déceptions" face au décalage entre promesses et impact réel du phénomène sarkozien, ne peut se retrouver dans la position de la fille de Jean-Marie Le Pen.

Et ce alors même que les éléments les plus "extrêmistes" voire "racistes" lui reprochent toujours un "allègement" de sa dénonciation de l'immigration ainsi qu'une plus grande "europhobie"-il est d'ailleurs assez paradoxal en termes de "positionnement" d'évoluer vers l'un en contradiction avec l'autre tant on sait les deux extrêmement liés-, évolution dont ils considèrent qu'elle est à l'origine de l'échec de son père en 2007. Ce qui est faux d'un point de vue électoral d'ailleurs puisque "l'électorat droitier" n'est par défintion ni extrêmiste ni raciste et que les discours rédigés par Henri Guaino n'entrent pas dans cette double dérive-il s'agit d'une contradiction majeure de la part de ceux qui refusent l'alliance avec Nicolas Sarkozy tout en "exagérant" la proximité de son discours avec le leur alors qu'il s'agit de discours tout simplement "entre les deux", droitiers- mais comporte une incidence dans la mesure où le Front national se retrouve concurrencé "sur sa droite" ne serait-ce qu'à l'occasion de ces prochaines élections régionales. Alsace d'abord de Robert Spieler et la Ligue du Sud, de Jacques Bompard, lequel à l'image réelle ou non du transfuge au profit du MPF au moment où celui-ci cherchait vainement à jouer cette stratégie et qui s'est allié aux "identitaires" niçois.
Je ne parlerais pas ici des électeurs de la "vieille génération", anciens des combats de l'Algérie Française notamment, car ils sont en train de passer l'arme à gauche et qu'ils se recoupent paradoxalement avec l'électorat droitier.



Je reviens sur "l'électorat droitier" justement : celui-ci, et  c'est aussi le cas dans les régions où le Front national parvenait à le draîner ponctuellement autrefois comme en P.A.C.A., a réellement intégré que celui-ci ne parviendrait jamais au pouvoir, fût-ce partiellement et que, pire, il était susceptible d'assurer la victoire de la gauche, que cet électorat assimile volontiers au "pire".  S'il est exact qu'il appréciera certainement l'abandon des "dérapages" du Menhir, il reste très sensible au phénomène des réseaux qui, depuis la fin des années quatre-vingt-dix, complètent le message relayé par les media. Or, ces réseaux ont commencé à basculer sur l'actuelle majorité à ce moment-là et ne peuvent revenir "en arrière" aujourd'hui d'autant que certains éléments bien "droitiers" sont clairement intégrés à l'U.M.P., conformément à des manoeuvres politiciennes auxquelles Charles Pasqua n'a pas été étranger.
Marine Le Pen constitue en fait la seule personnalité "étrangère au Système" (quoique..) bénéficiant d'une audience médiatique et son parti ne dispose plus vraiment de "réseaux" même de militants ou d"élus et c'est pourquoi elle en constitue d'autant plus un "jouet du Système"...

En revanche, quelles que soient les "réformes allant dans un sens mauvais ou contestable, ces "réseaux" relayant l'électorat droitier n'ont toujours pas quitté le giron de la majorité actuelle, au contraire même puisque le ralliement de MPF/CPNT a semblé parachever le phénomène commencé officiellement après le premier tour de l'élection présidentielle de 2002 et officieusement après les élections européennes de 1999.

C'est pourquoi, en dehors du cas de Marine Le Pen qui constitue à mon sens un "jouet du Système" comme tout 'hors système" qui se respecte, les éléments les plus contestataires des "mauvais côtés" de l'action sarkozienne, au sens idéologique, ne rompent pas actuellement avec l'U.M.P. et risquent de moins en moins de le faire à l'approche des élections législatives de 2012,marchandages des "investitures" oblige, contribuant au pire à empêcher l'électorat droitier de basculer sur le Front national, au mieux de le maintenir dans le giron de la majorité présidentielle du moins que, c'est là le véritable "challenge" de cette dernière, celle-ci restera unie.

Reste bien sûr le cas de Dominique de Villepin mais, à la différence de députés comme Christian Vanneste ou Lionnel Luca qui se sont simplement éloignés des instances de direction, il ne se situe pas précisément sur le terrain de l'électorat droitier.

L'"ouverture à gauche" a semé et sème encore le trouble au PS et il n'existe pas de véritable alternative à droite hors la peu crédible Marine Le Pen pour "l'électorat droitier", lequel lâche aussi peu à peu de toutes façons les questions "sociétales" donc, tant que les réseaux "droitiers pratiqueront la "dissidence interne, il suffira au chef de l'Etat de "droitiser" son discours lors de la campagne électorale pour empêcher le reflux vers ce qu'il restera "à droite de l'UMP".
Avec quelques effets d'annonce correspondant à certaines mesures certes faibles mais "constatées" par certains "réseaux" (ex: la baisse de la TVA dans la restauration) voire l'ouverture à droite au niveau du gouvernement comme avec Bruno Retailleau en janvier 2009, ce qui maintient les opposants à "l'ouverture à gauche" à l'intérieur et "décrédibilise" les "hors système" de la droite nationale qui se retrouvent "obligés" de s'opposer à "l'ouverture à droite", au nom du refus de la "collaboration" mais en se plaçant en "porte-à-faux" avec l'électorat droitier qui réclame réellement l'ouverture à droite.
Par CASTELMAURE - Communauté : STRATEGIE POLITIQUE
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 17:36

                     Ainsi les premiers sondages pour l'élection présidentielle, à l'instar des premiers sondages pour les élections régionales de mars 2010, trahissent soi-disant une "remontée" du Front national.

Nous avons déjà souligné que celle-ci était en fait très limitée concernant les élections régionales à tel point que, menacées respectivement par la concurrence d'Alsace d'abord et de la Ligue du Sud, le parti de Jean-Marie Le Pen n'est même pas assuré d'atteindre la barre fatidique des 10% dans ses anciens fiefs d'Alsace et de PACA.
Sans parler bien sûr, en partant d'une base de 8%, de toutes les régions de la moitié Ouest, Ile-de-France comprise, où ce chiffre ne risque pas d'être atteint, entraînant la perte des quelques élus qu'il reste et des structures correspondantes car les antennes régionales constituent une partie importante des infrastructures du Front national.

En fait, c'est bien dans les régions du Nord et du Nord-Est que la "barre" des 10% a le plus de chances d'être atteinte et ce, au profit de Marine Le Pen, dont j'ai déjà signalé que les critiques à son encontre étaient absurdes à l'intérieur du Front sur un strict plan électoral. Puisque c'est la seule en mesure de conserver un certain type d'électorat à son parti.

                                Transposons donc ce raisonnement au niveau des prévisions pour l'élection présidentielle 2012. Nicolas Sarkozy serait en baisse de 31 à 28% ce qui semble finalement négligeable comme baisse, surtout si l'on prend en compte les 8% de Dominique de Villepin.
Surtout, avec 11%, Marine Le Pen ne fait guère mieux que son père en 2007 ce qui doit inciter à tirer la conclusion suivante : L'ELECTORAT PERDU PAR JEAN-MARIE LE PEN EN 2007 ETAIT EN FAIT UNE COMPOSANTE DE L'ELECTORAT DROITIER ET CETTE COMPOSANTE, MARINE LE PEN NE LA RECUPERERA PAS.

Question de positionnement, CQFD dans l'un de mes récents articles mais qui concrétise avant tout l'hypothèse déjà soulevée dans ces lignes d'un effritement progressif et non brutal du Front national, commencée bien avant 2007 et même avant l'"épiphènomène" 2002.

Evidemment, ce résultat serait supérieur à celui des élections européennes mais serait-ce la première fois?
Et en attendant, le parti aura perdu une partie de ses cadres et de ses réseaux à travers les pertes inéluctables de ces prochaines élections régionales et l'on se demande si ce n'est pas précisément l'objectif de Marine Le Pen, seul cadre du parti en quelque sorte et cela concrétise ce que j'en pensait : UNE ICONE DU "HORS SYSTEME" JOUET DU SYSTEME.

                                D'ailleurs, c'est pour le Système la meilleure façon de renforcer le "vote utile", autre élément de démonstration comme quoi le hors système est structurellement complice du Système.

Par CASTELMAURE - Communauté : Les blogs citoyens
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  • : On a pu à un certain moment me considérer comme un "souverainiste" voire un "patriote" ou un "nationaliste". Comme je suis plutôt de sensibilité "euroréaliste", je me préoccupe plutôt des motivations de l'électorat droitier dont je me veux un des représentants. Renouvelant mes appels à la canalisation des réseaux qui le draînent...
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