Jeudi 29 mars 2012
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Avant d'entamer ce développement, une précision : il est clair que Madame Pécresse envisage une négociation avec le MoDem (déjà actée pour les élections législatives) comme
indispensable à la victoire de Sarkozy mais il est clair aussi, que les investitures accordées aux représentants de mouvements déjà ralliés à l'U.M.P. comme le C.N.I.,
partenaires depuis les européennes comme C.P.N.T. ou même non "ralliés" comme Debout la République, montrent que la négociation fonctionne aussi du côté "droitier". On peut certes douter que ce
dernier revote aussi massivement qu'en 2007 mais en voici une explication ci-dessous.
Et un commentaire à propos du niveau d'abstention apparemment très élevé (29%) et ce, à un niveau assez exceptionnel pour une élection présidentielle, les sondages
apparemment stables et "bipolaires" n'allant à mon avis que renforcer ce taux au cours des prochaines semaines, mais, je tiens à le préciser, loin du niveau des dernières
élections régionales et cantonales ce qui traduit un petit début de remobilisation de l'électorat droitier sans "retour" au Front national (ce qui serait un "faux retour" étant donnée
l'abstention), ce qui laisse à penser qu'une petite partie des électeurs ont pris acte positivement de la "T.V.A. sociale" comme mesure rééquilibrant partiellement le
déséquilibre entre emplois privés français et "concurrence déloyale" ou, du moins, étant donnée l'importance de celle-ci, entre consommation "assistée" et production locale" ce qui, étant donnée
l'importance de l'endettement public et la nécessité de conserver un peu d'Etat ne serait-ce que pour la sécurité, traduit clairement une volonté de faire porter le financement public sur
autre chose que sur les petits entrepreneurs privés français.
Et cela lui donne du coup une crédibilité sur le reste, notamment la sécurité publique, que n'a pas Marine puisque la sécurité implique évidemment un minimum de moyens, à moins
d'attaquer les allocations familiales (sachant qu'une bonne partie des immigrés est française), chose que n'envisage pas non plus Marine, même si elle a le mérite de s'attaquer à l'absurde "droit
du sol", moyens que l'on ne peut davantage faire reposer sur le système productif.
Et "remplace" un peu l'effet désastreux des inutiles interventions en Afghanistan et Lybie, bien que, à étudier de près, le succès militaire lybien rattrappe l'échec afghan, dont l'armée
américaine reste la principale responsable.
Et pour ceux qui ne sont pas contents de ce protectionnisme rettrouvé après l'intermède d'une présidence française de l'UE qui a coûté cher électoralement à "Libertas", en gros pour ceux
qui n'ont pas compris que le protectionnisme passait par la taxation des produits d'importation, ce qui traduit bien l'irresponsabilité gauchiste malgré les bonnes intentions de protéger
l'emploi français, il reste la révélation de campagne, Mélenchon, qui risque de prendre trop à Hollande pour, en le privant de la première place, le mettre autant en "position de
force" que s'il était toujours en tête comme au début et comme l'était l'improbable "D.S.K" même avant sa chute en mai dernier. D'autant que la partie plus "bo-bo" de l'électorat
apparemment "hollandais" pourrait, devant cette incertitude, être tentée par le choix Bayrou justement si Mélenchon n'élimine pas Hollande, encore le plus probable mais on ne
sait jamais. Toujours est-il que, dans les deux cas, Hollande est menacé.
D'autant que l'on ne sait pas non plus qui, avec son réalisme budgétaire et son "made in France", bien que ce soit incompatible avec les traités européens, Bayrou ne pourrait pas non plus
aussi récupérer des personnes attachés au protectionnisme, éventuellement au détriment d'une Marine Le Pen au positionnement paradoxalement trop "socialiste" sur ces questions? C'est
difficile à dire et, comme tous les coups sont permis, je veux dire, tous les duels sont possibles (y compris en soit un "21 avril à l'endroit" si Hollande était
éliminé à la fois par Bayrou et Mélenchon ce qui du coup assurerait Sarkozy d'une réélection), on peut envisager plusieurs cas de figures dont certains permettraient la réélection
de Nicolas Sarkozy.
Quoiqu'il en soit, je retiens comme crédible, avec le virage protectionniste et le niveau encore élevé de l'abstention, le retour partiel des absentionnistes "profitant" à Sarkozy "par
défaut", sachant que le partenariat de Marine avec Paul-Marie Couteaux n'a pas été assez loin pour permettre à cette dernière une vraie position de rassemblement. Je gage que ce
rassemblement aura lieu peut-être après la présidentielle en cas de victoire (malheureuse) de la gauche, mais en attendant, la "Droite Populaire" et satellites "droitiers"
associés (M.P.F., C.N.I., C.P.N.T.) n'ont rien à perdre et tout à gagner en jouant la carte "U.M.P."