Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 13:03

Cela faisait plusieurs années déjà, en fait, depuis le fameux premier tour de l'élection présidentielle 2002, que le mouvement "Chasse Pêche Nature Traditions" aux résultats parfois impressionnants dans certains cantons ruraux du Sud-Ouest et même de Picardie, ne représentait plus grand chose électoralement sans que l'on puisse vraiment imputer la responsabilité de cet effondrement progressif au Nordiste "exilé" dans les Pyrénées-Atlantiques ayant remplacé le charismatique Jean Saint-Josse à la tête du mouvement Frédéric Nihous. La faute à un positionnement plus "droitier" que "rad-soc" de ce dernier dans un courant incarnant traditionnellement des valeurs de droite traditionnelle avec un positionnement conforme aux vieux républicains anticléricaux?

Je ne le crois pas et je pense que, au moment du lancement de l'opération "Libertas" en 2009, C.P.N.T. jouait une dernière chance de redressement en s'alliant avec un Mouvement Pour la France encore visible quatre plus tôt (au moment du referendum 2005 ayant suivi les européennes 2004, au résultat certes bien moindre que la liste Pasqua/Villiers 1999 mais peut-être pour d'autres raisons) mais très affaibli par une "présidentielle" totalement ratée et déconnectée des enjeux et, ensuite, par le silence assourdissant devant ce résultat semble-t'il imprévu mêlé de déboires familiaux et locaux de l'ancien président du conseil général de la Vendée. Cette opération aurait pu en soi mener à un résultat de 6 ou 7%, malgré cet affaiblissement, mais, conséquence peut-être d'un positionnement euroréaliste concrétisé par une présidence française de l'Union européenne plutôt réussie-bien que Patrick Louis avait à l'époque raison de dénoncer l'incompatibilité de celle-ci avec une application stricte des traités européens- ainsi que d'une opposition un peu absurde d'un Nicolas Dupont-Aignan relayé paradoxalement par un Paul-Marie Couteaux certes injustement écarté de l'investiture au profit de l'ancien député Jérôme Rivière qui a fait au mieux dans des circonstances on ne peut plus défavorables, "Libertas" a échoué avec un résultat national inférieur à 5%.

Aussi, concients de cet échec aussi bien que de l'indéniable "euroréalisme" ponctuelde la majorité présidentielle-Henri Guaino rédigeait encore les argumentaires à l'époque et Philippe Pémezec dont je vais reparler dans un instant dans le département altoséquanai--j'insiste ici sur le fait que l'échec de l'actuelle majorité présidentielle sur le plan économique n'était pas encore "visible" (ce qui ne veut pas dire "prévisible" car en soi Jimmy Goldsmidt avait tout prévu dès 1993) à l'époque et l'est devenu vraiment à la fin 2009-, Patrick Louis, d'une part, et Frédéric Nihous, d'autre part, ont décidé d'accorder le "bénéfice du doute" aux dirigeants de la majorité en négociant quelques places aux élections régionales pour leurs mouvements respectifs, qui les en aurait blamés?

Toujours est-il que, comme la question ne se posait plus pour Philippe de Villiers jamais rétabli de son absence de clairvoyance lorsque, au lendemain d'une campagne referendaire excellement menée, il avait cru opportun de se lancer dans une campagne "présidentielle" on ne peut plus mal dirigée, elle se posait d'autant plus pour un Frédéric Nihous désormais "associé" à la "droite traditionnelle" libre. En évitant le risque de partir au charbon, Nihous fait "coup double":

il laisse un certain créneau à Marine si elle sait l'exploiter et il assure une image de "rassembleur de la droite" non acquise d'avance à Nicolas Sarkozy bien qu'il en bénéficiait en 2007, s'assurant ainsi un minimum de marge de négociation avec l'U.M.P. tout en évitant la confrontation stérile avec le Front national comme le "vicomte" s'y était risqué en 2006.

Reste une question à laquelle je n'ai pas jusqu'à présent porté un intérêt majeur tant je suis certain qu'un bon résultat de Marine Le Pen ne changerait rien à la situation politique française, pas plus que celui de son père en 2002 (à part la montée en puissance "rassembleuse" de l'U.M.P.) : Marine aura-t'elle ses fameuses signatures?

D'après la journaliste soi-disant "inflitrée" Claire Checcaglini, dont le ridicule des assertions n'a d'égal que l'écho que les media lui accordent, Marine aurait effectivement du mal à avoir ses signatures, oubliant en cela (comme Marine elle-même!) tout l'intérêt qu'ont  certains des "grands partis" à lui accorder!

Et pour accréditer ses dires d'une certaine crédibilité auprès de ceux qui, comme votre serviteur, connaissent un tant  soi peu cette question de dépendance du candidat lepéniste au moins autant que des politiques budgétaires des Etats-Providences surendettés vis-à-vis des marchés, elle cite le cas de l'ancien député et maire du Plessis-Robinson Philippe Pémezec qui incarne indiscutablement ce qui reste de courant "souverainiste" -n'a-t''il pas prononcé un discours mémorable lors du grand meeting de Philippe de Villiers le 21 mai 2005-au sein de l'actuelle majorité et, à ce titre, peu hostile structurellement au programme du Front national, qui aurait refusé de signer la candidature à Marine uniquement en raison du caractère public de celle-ci confirmé par les Sages? Monsieur Pémezec a-t'il déjà lu mon article sur l'espoir de Paul-Marie Couteaux de levée du tabou des alliances entre le  Front et la frange "droitière" de la majorité qui pourrait ne plus l'être dans quelques moi? C'est à lui je crois, qui bénéficie sur ce blog d'une image plutôt favorable, et non à notre "inflitrée" de pacotille de le confirmer!

Par CASTELMAURE - Communauté : BLOGS SOUVERAINISTES
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 13:20

Législatives : l'UMP ratifie des investitures qui ménagent tous les alliés possibles

LEMONDE | 28.01.12 | 09h50   •  Mis à jour le 30.01.12 | 09h29

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Plusieurs dirigeants de l'UMP réunis autour du secrétaire général du parti, Jean-François Copé, le 24 janvier 2012.

Plusieurs dirigeants de l'UMP réunis autour du secrétaire général du parti, Jean-François Copé, le 24 janvier 2012.AFP/JACQUES DEMARTHON

 

Ménager tous ceux qui peuvent devenir partenaires, alliés ou ralliés. Quitte à provoquer quelques mécontentements dans les rangs de l'UMP, la commission d'investiture pour les élections législatives a veillé à ne froisser aucun des candidats – annoncés, déclarés ou retirés – à l'élection présidentielle susceptibles de rejoindre Nicolas Sarkozy ou, au contraire, de lui porter préjudice.

Devant le conseil national du samedi 28 janvier, qui se prononce sur les investitures pour les élections législatives, seules 501 circonscriptions sur 577 ont été pourvues. Les autres sont, pour l'heure, "réservées". Ainsi, l'UMP n'a pas investi de candidats face aux députés sortants du Nouveau centre. Elle soutiendra "tous ceux qui ont appelé à soutenir Nicolas Sarkozy dès le premier tour ou sont susceptibles de le faire". Même Hervé Morin, toujours candidat proclamé à la présidentielle, ne se voit pas opposer, dans sa circonscription de l'Eure, de candidat UMP. "Un geste d'élégance", a souligné Jean-François Copé. Pas totalement désintéressé.

Les amis radicaux de Jean-Louis Borloo, qui pour la plupart d'entre eux, à l'inverse de leur chef de file, ne se sont pas désaffiliés de l'UMP, ont également été traités avec égards. Tous les sortants sont réinvestis, y compris M. Borloo lui-même dans sa circonscription du Nord. Les radicaux valoisiens peuvent en outre compter sur une quinzaine d'investitures, dont certaines pourraient même leur apporter de nouveaux sièges de députés.

 

PAS DE CANDIDAT FACE À FRANÇOIS BAYROU

 

La bienveillance de l'UMP n'épargne personne. Ni Dominique de Villepin, dont les deux derniers soutiens à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Grand dans l'Hérault et Marc Bernier dans la Mayenne, respectivement président et secrétaire général de République solidaire, sont aussi réinvestis. Ni Christine Boutin, dont l'ancien suppléant, Jean-Frédéric Poisson, battu lors d'une législative partielle en juillet 2010 dans les Yvelines, est réinvesti. La présidente du Parti chrétien-démocrate devrait d'ailleurs annoncer dans quelques jours son soutien à M. Sarkozy.

Même François Bayrou, le président du MoDem et candidat affirmé au premier tour, a été épargné. L'UMP n'a pas désigné de candidat face à lui, ni face à Jean Lassalle, dans les Pyrénées-Atlantiques.

DES ANCIENS ET DES NON-MEMBRES ÉGALEMENT INVESTIS

En sus des circonscriptions réservées aux "alliés" ou potentiels "alliés" de l'UMP en vue des élections législatives, l'UMP, dans le document remis samedi 28 janvier à la presse, a directement accordé son investiture à des candidats qui ne sont pas membres de l'UMP ou l'ont quittée.

Ainsi, le président du groupe Nouveau Centre de l'Assemblée nationale, Yvan Lachaud, est réinvesti par l'UMP dans la 1ere circonscription du Gard. De même que l'ancien président du groupe, aujourd'hui ministre de la fonction publique, François Sauvadet,dans la 4e circonscription de la Côte-d'Or, ou le ministre de la ville, Maurice Leroy, dans la 3e circonscription de Loir-et-Cher, ainsi que les députés François Rochebloine, dans la 3e circonscriptions de la Loire, Hervé de Charette dans la 6e circonscription de Maine-et-Loire, Francis Vercamer, dans la 7e circonscription du Nord, André Santini, dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, et Jean-Christophe Lagarde dans la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Tous ceux-là ont d'ores et déjà pris position en faveur de Nicolas Sarkozy dès le premier tour de l'élection présidentielle. Jean-Louis Borloo, bien qu'il ait quitté l'UMP, reçoit aussi son investiture dans la 21e circonscription du Nord.

28 % DE FEMMES

L'UMP a en revanche toujours autant de mal avec la parité. Sur les 501 investitures accordées, 28 % seulement reviennent à des femmes, soit une très légère progression par rapport aux précédentes législatives (26 %).

Quelques nouvelles figures aspirent à faire leur entrée au Palais-Bourbon, comme Salima Saa dans le Nord, Charles Beigbeder à Paris, Bruno Bechizza en Seine-Saint-Denis ou Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine. Tandis que les nouvelles circonscriptions des Français de l'étranger accueilleront pas moins de trois membres du gouvernement : Frédéric Lefebvre, Thierry Mariani et Marie-Anne Montchamp.

Patrick Roger
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 12:12

Espèrent-ils une "neutralisation" de Marine Le Pen? C'est oublier que le contexte n'est plus le même, même si la seule raison invoquée par cette dernière (le "reniement" des promesses de campagne sur les seuls sujets de l'insécurité et de l'immigration) n'est que "partiel", l'impact majeure de la crise budgétaire et l'habitude au confort des populations (que Marine Le Pen ne saurait pas mieux gérer, ceci dit) l'impression un peu réaliste que les principales mesures efficaces et peu coûteuses (sauf sur les allocations familiales et il faut ajouter que ces mesures figurent dans la charte de la "Droite Populaire") et une certaine réussite "dédiabolisation" n'ont pas été prises.

Je passe volontairement sur la question des "signatures", me permettant simplement d'ajouter au blog une page montrant la dépendance de Marine envers le fameux "système UMPS" qu'elle dénonce comme son père "en bloc" en oubliant de faire la part des choses et en faisant manquer d'assise sa stratégie de "dédiabolisation" car la question du "système" telle qu'elle l'évoque est une question purement "politicienne", contrairement à "Combat Pour les Valeurs" au début des années 90.

Toujours est-il que, l'appel de François Bayrou le prouve, il y a forcément quelqu'un au sein de l'"UMPS" qui représente plus d'une centaine d'élus qui a intérêt à ce que Marine Le Pen se présente et les députés UMP auraient tort de croire que la seule absence de Marine Le Pen garantirait leur réélection. Ce serait peut-être à la rigueur le cas des députés de PACA menacés par des "triangulaires" alors que les deux électorats se chevauchent là-bas mais je ne crois pas que la seule absence de Marine suffise à empêcher qu'ils réalisent un résultat ne serait-ce que par défaut devant l'abstention comme lors des élections régionales de 2010. Et encore certains comme le  le plus emblématique d'entre eux qui est le principal animateur de la "Droite Populaire"  Lionnel Luca sont ils malgré tout a priori assurés de leur réélection, ce qui rend d'autant plus curieux le "revirement" de ce dernier sur la "TVA sociale" en raison du risque de défaite de la majorité qui ne le toucherait guère et lui redonnerait une autonomie par rapport à cette dernière qu'il n'a plus depuis 2002 si l'on excepte la parenthèse référendaire de 2005.

Pourtant,  celui que le vicomte que, dans son "jeunisme" coincidant fruit des succès passés (en fait réalisés avec des personnes expérimentés comme Georges Berthu ou Patrick Louis) et amateurisme "politicien" avait improprement appelé le "génie"Guillaume Peltier devrait le savoir, lui est maintenant "spécialiste" des sondages  avec les résultats que l'on connait : si les Français sont opposés à la TVA sociale", ils sont favorables aux mesures protectionnistes ne serait-ce que devant l'impact des délocalisations et la prise de conscience progressive de la gravité potentielle de la situation des finances publiques mais, simplement, ils ne font pas nécessairement le lien entre les deux. Le malheur est que c'est justement la frange la plus "droitière" de l'UMP qui est, notamment sa composante liée aux "petits patrons", la plus favorable à la taxation des produits d'importation et c'est là que la réticence des députés UMP devant cette mesure absolument nécessaire en devient la plus absurde, sans compter que c'est la gauche qui, dans les premiers mois de sa prise de responsabilité, en assumerait les fruits électoraux "négatifs" même si la situation des finances publiques en serait préservée.

Sans compter que, dans l'optique d'une reconquête par la droite, il vaut mieux que les gens soient indépendants, petits patrons ou même salariés des classes moyennes dans une PME que pré-retraités, chômeurs ou autres "assistés".

Par ailleurs, et Nicolas Sarkozy a semblé le comprendre lui-même-et ce que l'on pourrait lui reprocher serait plutôt de ne pas avoir pris ce genre de mesure plus tôt-, s'il a encore une chance d'être réélu, ce n'est sûrement pas par démagogie mais par crédibilité relative par rapport  à ses concurrents.

Et que l'on ne me dise pas que la "TVA sociale" serait inefficace pour l'emploi alors que c'est son insuffisance qui risquerait d'être inefficace et, en attendant, il vaut mieux que le Trésor Public et même la Sécurité Sociale comptent sur les produits d'importation en cette période difficile que sur les maigres ressources encore capables d'être produites dans notre pays.

Il faudrait bien sûr préciser qu'il pourrait y avoir des taux moindres pour les produits de "première nécessité" ou pour les activités diffcilement délocalisables à défaut de mesures claires d'exemption pour les produits "Made in France".

L'affaire de la délocalisation de Renault au Maroc justement dénoncée par Monsieur Estrosi le montre, il n'y a pas de temps à perdre.

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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 13:20

En termes d'emplois, il n'est pas douteux que le bilan du quinquennat Sarkozy est mauvais et que, de mon point de vue, c'est difficilement excusable si l'on prend en compte l'affirmativité du ton employé ("si le chômage ne repasse pas sous la barre des 5%"...) et le fait que, si la crise est intervenue effectivement mal à propos pour le Président en exercice, il aurait du la prévoir s'il avait mieux pour le coup écouté ses conseillers et alliés issus de la mouvance souverainiste ou droitière. En effet, si la crise des subbrime elle-même relève d'une faute spécifique aux banques américaines avec semble-t'il l'encouragement des pouvoirs publics, la généralisation avec la confusion entre activités de dépôt et spéculation ainsi que la mondialisation des capitaux, d'une part, puis, la crise des dettes souveraines européennes, d'autre part, était dans l'absolu inévitable-Nicolas Sarkozy pouvant au mieux espérer qu'elle se produise après sa réélection ce qui certes aurait tout changé pour lui- et il était évident que, si son volontarisme euroréaliste a indéniablement contribué pour beaucoup à préserver l'Europe et la France au deuxième semestre 2008, cela ne pouvait suffire à éviter la crise des finances publiques provoquées par l'insuffisance des indéniables réformes eu égard au coût social du chômage et des délocalisations. Car, espérant sans doute exagérément la complaisance des investisseurs en patrimoine français et en bons du Trésor, le Président n'a pas vraiment anticipé une perte de triple "A" qui, en soi, aurait pu intervenir bien avant.

Cette dégradation des finances publiques se caractérise surtout par une aggravation maintenant inquiétante de la dette publique, à un niveau pas si éloigné que cela des pays de certains P.I.G.S. même si le contexte est le même et, surtout, grosse différence avec l'Allemagne, une aggravation du déficit commercial lié directement au fort déséquilibre entre appareil productif anesthésié par le triple inconvénient des prélèvements obligatoires, de l'euro fort et des délocalisations, et consommation entretenue par le surendettement privé-malgré le taux d'épargne en soi encourageant- et public qui en lui seul doit porter matière à rétorquer à ceux qui croient bénéficier des avantages de l'un-l'Etat-Providence- sans les inconvénients de l'autre-acheter "made in France".

Mais justement, si le gros tort de Nicolas Sarkozy est justement de ne pas avoir défendu nos emplois, se reposant sur uen illusoire survie de la zone euro, cela rend d'autant plus irresponsables les propos de ceux qui s'opposent à la première mesure allant directement dans ce sens au nom du "pouvoir d'achat" et de la consommation surtout lorsque celle-ci repose directement sur les mécanismes aggravant le surendettement public et ce, en aggravant l'anesthésie de notre appareil productif français en recourant aux importations. Et illusoires car le "pouvoir d'achat" est amené à diminuer de toutes façons que ce soit par les mécanismes d'austérité aboutissant à l'aggravation du chômage, à la récession et  à la diminution des prestations sociales soit par les mécanismes illusoires de "relance" et de "planche à billets" qui alimenteront nécessairement une inflation ruineuse contrecarrée uniquement par la récession soit même par la dévaluation qui rendrait effectivement les exportations plus compétitives(bien en soi) mais en rendant les importations plus chères (comme la "TVA sociale" mais avec des effets bénéfiques plus tardifs étant donné l'anémie de nos appareils productifs sauf en zone germanique qui ne se rétabliront pas du jour au lendemain) et à laquelle l'Allemagne s'opposerait soit aussi en vertu des mêmes mécanismes par la "sortie de l'euro" que prône Marine Le Pen dans sa façon de concurrencer Mélenchon. Or, la préservation des finances publiques lorsque la dette s'approche du niveau de 100% du PIB constitue l'essentiel dont dépendent toutes les politiques publiques, notamment dan le domaine de la sécurité et, dans ce contexte, même les indéniables bonnes réformes comme celle des universités ou la R.G.P.P. ne suffiront pas à donner d'autres moyens pour les missions régaliennes sans un minimum d'austérité pour réduire la "pompe aspirante".

 

Donc, si l'on ne veut pas diminuer les prestations sociales, seule(s) mesure(s) à même de réduire la "pompe aspirante" migratoire, il faut la "T.V.A. sociale" et, rien que, pour cela, pour le principe d'accepter enfin de taxer des produits qui ne rapportent rien à la Nation en responsabilisant un peu les consommateurs, elle mérite d'être tentée et ce, justement parce que le bilan sarkozien est mauvais sur le triple plan de la dette, du chômage et du déficit commercial parce que, sauf coup de chance ou prise de responsabilité majeure de nos concitoyens, Nicolas Sarkozy sera battu et la gauche ne prendrait pas cette responsabilité. Si la gauche doit assumer électoralement l'effet de la hausse des prix, tant mieux pour la France!

Dans ce scenario, les espoirs de Paul-Marie Couteaux d'autonomisation d'une "Droite Populaire" suite à l'éclatement de l'U.M.P. ou même d'éléments intéressants de la "Droite sociale" (Monsieur Wauquiez a souvent tenu des propos de bon sens récémment) avec la poursuite d'une "dédiabolisation" juste assez suffisante pour assurer une crédibilité à Marine en finissant l'expulsion des extrêmistes sans lui permettre de pouvoir jouer "seule contre tous", accueillant les résidus de "Libertas" et les élus indépendants comme le président du conseil général de la Vendée, le député-maire de Cambrai ou tous les petits élus n'ayant pas voté "U.M.P." aux sénatoriales pour des raisons compréhensibles, deviendrait réalité!!

Par CASTELMAURE - Communauté : BLOGS SOUVERAINISTES
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 12:15

Evènement quasiment inaperçu depuis la révélation des conditions de logement "H.L.M." de l'intéressé, le retrait de la candidature du "souverainiste de gauche" aux relents de "hussard noir" Jean-Pierre Chevènement contredit certes un peu mon précédant article à ce sujet et pourrait constituer un "non évènement en soi" étant donnés les sondages le plaçant à moins de 1%.  C'est oublier un peu vite son dernier résultat de 2002 qui n'a peu contribué au "21" avril, tendant à montrer que, contrairement à l'électorat de la liste Pasqua/Villiers 1999, il n'y a pas de recoupement avec celui du Front national.

 

Tout au plus peut-on remarquer que l'ancien député européen Paul-Marie Couteaux comme le député de l'Essone Nicolas Dupont-Aignan lui empruntent régulièrement des thématiques mais il faut considérer que ces deux derniers ont été élus initialement avec des réseaux et un électorat par essence "droitiers" , chose dont seul le second, enfermé dans une démarche solitaire qui a failli par lasser PMC lui-même, semble l'ignorer même s'il espère récupérer une partie de l'électorat chevènementiste pour le plus grand profit d'une U.M.P.qui sera obligée de le récompenser de toutes façons dans sa faiblesse actuelle car elle ne peut se passer ne serait-ce que d'1 ou 2% que, de surcroît, en faible étiage UMP comme cela semble le cas aujourd'hui, NDA prendrait davantage soit à Marine soit à François Hollande. Le phénomène Bayrou fera ici l'objet d'une analyse spécifique lorsque sa dynamique sera lancée...

 

En tout cas, le retrait du "Che" français-expression bien malheureuse quand on pense à l'anarchisme latent de ses partisans- présente l'avantage de repositionner le souverainisme à droite et cela s'inscrit dans un ensemble puisque, depuis quelques semaines-Lionnel Luca a eu raison de dire que c'était un peu tard mais je lui rétorquerai que, surtout dans la situation économique actuelle, "mieux vaut tard que jamais"- et il semble que ce soit l'exécutif actuel qui s'en fasse le plus garant en ce sens qu'il songe enfin à rééquilibrer le déséquilibre production/consommation qui ne profite qu'aux "pays émergents". L'idéal serait bien sûr l'instauration de "normes" sanitaires ou écologiques ou encore l'exemption d'augmentation de T.V.A. pour les produits "made in France" mais, étant donnée l'exemption des produits de première nécessité et de la restauration par essence non délocalisable et attirant des ressources de l'extérieur ou des (trop) riches métropoles, l'augmentation d'une T.V.A. frappant en pratique essentiellement les produits d'importation constitue une première "ouverture, bien plus fiable qu'une "sortie de l'euro" risquée et peut-être inutile étant donné le fait que des solutions plus progressives pourraient s'imposer d'elles-même en fonction de ceux qui partiront en premier (euro fort ou euro faible en fonction de cette donne). Et quand à la consommation, il faut savoir qu'elle est en France financée essentiellement par la dépense publique ainsi que par les bulles financière ou immobilière. Le fait que notre ami Henri Guaino ait défendu cette position ce matin me rassure, surtout depuis le revirement apparent sur cette question de Lionnel Luca, d'autant plus contestable que lui-même risque fort d'être réélu, peut-être d'ailleurs face à la frontiste Lartigue, et que, si la majorité a une chance de gagner, ce n'est pas par démagogie (les socialistes feront toujours mieux) mais par crédibilité supérieure, par chance (on peut toujours espérer un "21 avril à l'endroit en cas d'effondrement hollandais) ou encore...par des alliances avec le Front national.

 

Le paradoxe du Front national actuel est que, s'il a bien saisi la nécessité dans le cadre de la stratégie marinienne de récupérer l'électorat droitier souverainiste manifesté à diverses échéances comme le referendum 2005 ou les élections 1999, justifiant la "dédiabolisation", le socialisme latent de Marine mais aussi le personnalisme "providentialisme" hérité malgré tout de son père, donne l'impression qu'il s'agisse d'un "tout ou rien" plutôt stérile que le cas PEYRAT n'infirme pas vraiment étant donnée sa défaite aux cantonales en raison...d'un candidat "Front national".

Je renvoie alors aux propos tenus par Paul-Marie Couteaux à Versailles dimanche dernier, évoquant la perspective d'une défaite de l'actuelle majorité-expliqué d'ailleurs davantage par la "crise" que par l'enfumage"sarkozien réel mais exagéré par les frontistes de 2007 car ne pouvant pas expliquer à lui seul l'instabilité structurelle de l'électorat lepénien- mais, c'est là que le clan souverainiste peut s'y retrouver, avec éclatement des différents blocs rendant possible une alliance entre le Front national et la "Droite Populaire" auxquels les résidus de "Libertas" (M.P.F., C.P.N.T.) mais aussi le C.N.I. voire D.LR. sans oublier l'actuel président du conseil général de la Vendée Bruno Retailleau seraient conviés.

Comme tout le Front national ne suivrait pas, ce scenario redonnerait une crédibilité soutenue à cette "droite souverainiste" enfin rassemblée et autonomisée et il faut pour cela, chose non souhaitable en soi mais peut-être inévitable, que l'U.M.P. soit battue en 2012 (au profit de Bayrou?) et, chose plus souhaitable, que Paul-Marie Couteaux maintienne ferme avec Marine l'intention de négocier des places aux législatives-arguant du score de 1999 qui l'avait vu élire- et non à se rallier à elle de manière inconditionnelle de manière à maintenir le front national à un niveau inférieur à deux députés en juin 2012 et, malgré un score en avril, dans une position où il resterait incapable en soi d'infléchir en rien le cours des "vrais" évènements.

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